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​Cas des écoles Citadelle de Guinée : « Elles ne sont pas fermées, elles ne le seront pas… », rassure le ministre Ibrahima Kourouma

Même si ce n’est pas un démenti à travers une sortie officielle, c’en a tout l’air.

Rencontré ce vendredi à la mi-journée par un journaliste de mosaiqueguinee, à son cabinet, au sujet des écoles Citadelle de Guinée, le ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation, a tenu à préciser : « les écoles Citadelles de Guinée, ne sont pas fermées. Pour l’instant, j’ai demandé que les inscriptions soient suspendues, mais il n’y a pas le feu au lac, ces écoles continueront à fonctionner, quels que soient les cas de figure… ».

Revenant sur le fond de la question, Dr Ibrahima Kourouma, explique qu’il a effectivement reçu un courrier des Affaires Etrangères au sujet de ces écoles, et qu’à la suite de cela, il a eu des discussions avec l’administration desdites écoles et la représentation diplomatique turque en Guinée, pour comprendre les tenants et aboutissants de la question.

Même s’il n’avoue pas qu’il a été demandé à la Guinée par le régime d’Ankara que ces écoles soient fermées, Dr Ibrahima Kourouma admet tout de même qu’il y a quelques problèmes à leur sujet.

Toutefois, il a donné l’assurance aux parents d’élèves que ces écoles ne seront pas fermées. Des écoles, a-t-il révélé, qui appartiennent à des ressortissants turcs et où étudient des centaines d’enfants guinéens dont ceux de hauts responsables du pays.

Si donc, leur statut peut poser problème, notamment à la suite du coup d’Etat manqué d’il y a deux mois en Turquie, pour une supposée proximité avec l’opposition au régime d’Erdogan, il faut dire que leur utilité est telle qu’aujourd’hui, l’Etat ne peut se permettre de les laisser fermées.

Ce serait quantité d’enfants à réaffecter dans d’autres écoles, quantité d’enseignants aussi à recaser. Ce qui ne sera pas du tout une sinécure pour le département.

Le ministre de l’Enseignement Pré-universitaire et de l’Alphabétisation, a dit se donner un délai d’une semaine pour régler cette question.

Les jours à venir, a-t-il indiqué, des délégations dépêchées par le régime d’Ankara dans tous les pays où se trouvent des écoles, supposées être des investissements d’opposants, vont arriver, pour des discussions en profondeur, afin que des solutions soient convenues pour qu’elles continuent de fonctionner normalement.

Toutefois, Dr Ibrahima Kourouma, s’est voulu on ne peut plus clair sur l’avenir de ces écoles : « j’ai dit à l’ambassadrice de Turquie à Conakry qu’il reviendra, éventuellement à l’Etat turc, d’assurer la continuité du fonctionnement de ces écoles… ».

Il faut rappeler d’un mot que le Groupe scolaire la Citadelle, compterait à ce jour pas moins de quatre écoles en Guinée, dont une récemment ouverte à Sangoyah.

Les frais de loyer des bâtiments qui les abrite, s’élèveraient à plus de 160 millions de francs guinéens par mois.
A suivre !
Aboubakri

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