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​Plume à Aboubacar Diallo du 11 Octobre 2016

plumeComme une forme de capitulation qui ne dit pas son nom. Qui y aurait cru il y a un an derrière, lorsque le fougueux capitaine de la junte guinéenne de 2008-2009, contre vents et marées, tentait de retourner dans son pays pour y faire acte de candidature, en vain ? Il y a anguilles sous roche.

Apparemment à bout de peine, au visa d’un combat inégalitaire, mal embarqué pour lui, l’enfant de Koulé, semble nettement avoir mis de l’eau dans son vin, mieux, il semble même désormais avoir ravalé toute ambition politique, évitant ainsi de s’exposer à toute irruption de courroux du pouvoir de Conakry. Oui, celui qui était l’homme fort de Conakry, il y a huit ans, le temps passe si vite, semble même avoir déposé armes et munitions. Le soldat Dadis, rongé par le mal du pays, la tête dans les vapes de Ouagadougou, semble sur le point de se rendre, pourvu qu’on ne lui cherche plus noise, qu’on le laisse rentrer chez lui, sans anicroches.

Quitte à faire la paix avec l’actuel locataire du palais Sékoutoureya,  quitte à sacrifier au dictat de celui-ci, quitte à satisfaire aux desiderata de celui-ci. Si le chemin du retour au pays natal doit passer par là, pourquoi ne pas s’y soumettre, tant pis pour les esprits retors qui en trouveront à redire.

Oui, l’enfant de Koulé, qui, finalement se rend à l’évidence qu’il n’y avait que péril à aller en affront avec le pouvoir de Conakry, qui tient, par-dessus le marché, au-dessus de sa tête et de celle d’autres de la soldatesque sous sa botte à l’époque, le temps du règne de la junte qu’il dirigea, l’épée de Damoclès de Dame Thémis, notamment à l’échelle internationale, range ses armes et ses velléités dans leur fourreau, et veut désormais enfourcher la pédale douce. Oubliée donc l’épreuve de force qu’il avait engagée avec le régime de Conakry, voici un an, lorsqu’il tenta, vaille que vaille, de regagner le bercail, et qui plus, pour y faire acte de candidature contre le champion du RPG-Arc-en-ciel, en quête d’un second mandat qu’il ne s’imaginait perdre sous aucun prétexte. Etant perçu comme une menace à cette cause, Moussa ne pouvait que s’attendre à un traitement aussi Spartiate.

Le ton de l’antipathie du régime Alpha Condé à son égard, avait été donné déjà lorsque l’impétueux ex capitaine, il s’en souviendra pour toujours, fut empêché d’atterrir à Conakry, pour se rendre aux obsèques de sa mère, au sud du pays, à N’zérékoré. Pour éviter de choquer à nouveau, de heurter à nouveau le régime, rien de mieux qu’une mise en retrait personnelle du tumulte politique de Conakry, d’où sa démission de la présidence d’un parti dont, de toutes les façons, l’incompétence et le dilettantisme de ses dirigeants, n’étaient un secret pour personne.

Ce n’est pas une retraite politique en définitive que l’ancien Maître de Conakry, prend, c’est plutôt un recul pour mieux sauter, on l’espère. Le temps de l’atteinte d’un objectif ; Autrement, ce serait une capitulation, assez dangereuse. Surtout, ne venez plus lui parler d’élections, de candidature à ceci ou à cela, lui, il veut vivre désormais comme Baptiste, en toute tranquillité ! Mais son naturel bouillant, n’est pas loin, pour combien de temps, il tardera à revenir au galop ?

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