A LA UNE

Electricité / Retour fulgurant du délestage : Des gérants de petites entreprises craignent le pire et interpellent

courant

Souleymane, Kadiatou et Oumar

Depuis quelques semaines, le délestage commence à refaire surface dans certains quartiers de la capitale. Dans ces quartiers de Conakry, les citoyens ne cessent de s’interroger.

A Petit Simbaya, commune de Ratoma, nous avons rencontré ce lundi, une coiffeuse, un soudeur et un gérant de superette.  Ils expriment leur peur grandissante, de voir le courant de «Kaléta» prendre congé de leurs lieux de travail respectifs.

Souleymane Diallo est gérant d’une supérette à Petit Simbaya. «Le délestage avait certes l’habitude de se produire. Mais ces derniers temps, il est devenu de plus en plus fréquent et prolongé. Le manque de courant cause beaucoup de conséquences dans la supérette parce que je revends des Yayours, des poulets congelés, des fruites emballées et tant d’autres aliments qui ne peuvent résister sans l’électricité. Et quand ces aliments se décongèlent, c’est une perte», a-t-il confié à un reporter de Mosaiqueguinee.com.

Kadiatou Diallo est coiffeuse dans un salon situé à Petit Symbaya. «Le manque de courant joue sur mon entreprise. S’il n’y a pas d’électricité, on ne travaille pas, parce qu’on a des matériels qui ne fonctionnent qu’avec le courant. Chez moi ici, certaines de mes clientes n’ont pas le temps de venir pendant les journées ; elles ne viennent que les nuits. Si cela trouve qu’il n’y a pas de courant, je perds une bonne clientèle. Par exemple, depuis hier, il est parti, c’est à 13h aujourd’hui qu’il est revenu. Imaginez durant tout ce temps c’est de l’obscurité. Je souhaite vraiment que le courant soit servi de façon stable pour que nous ne perdions pas de revenu ».

Pour sa part, Ousmane Diallo, maitre soudeur, parle des conséquences du délestage sur son revenu. «Moi j’ai cessé de travailler depuis hier à 20 heures, lorsque le courant est partit. Depuis lors, je n’ai pu reprendre mon boulot qu’aujourd’hui à 13 Heures. Nous les soudeurs, on travaille avec le courant à défaut d’un groupe électrogène. Le manque de courant ne nous permet pas de travailler pour avoir de la dépense. J’exhorte les responsables de régulariser la situation du courant car il n’y aura point de développement sans électricité»

Propos recueillis par Mamadou Sagnane

Commentaires

commentaires

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*

To Top