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Plume à Aboubacar Diallo du 22 Novembre 2016

plumeA force de rejeter toute la faute aux autres, en tout lieu et en toute circonstance, pour se donner bonne contenance, sans qu’on ait soi-même inventé l’aiguille, on finit par se faire prendre une gamelle, en plein dans la frimousse. Le grand boulanger de Conakry, l’apprend à ses dépens.

 C’est un euphémisme que de dire que ses récents propos tenus depuis l’Empire du milieu, ont tonné comme une bombe dans le cœur de tous ceux qui se reconnaissent en l’homme du 03 Avril et se revendiquent un tant soit peu, de son bilan, de son idéologie et de ses idéaux. C’en était la fois de trop ! La goutte d’eau de trop ! La pique de trop bien sentie ! Ils n’en peuvent plus de se faire taillader par ses flèches de Parthe, tirées à coups redoublés, ils n’en peuvent plus de se faire prendre dans la figure le tonnage sans limite de ses tomates pourries, ils en ont jusqu’au cou, leurs nerfs à la limite de la rupture.

Oui, ils semblent en avoir assez d’être moqués, raillés, jetés en pâture, couverts des sept péchés capitaux d’Israël. Ils en ont assez de subir les coups d’âne à répétition assénés dans leurs dos par l’actuel locataire du palais Sékoutoureya. Qui plus est, n’en est pas mieux loti, en termes de bilan. Il leur insupporte désormais que celui qui n’a pas inventé l’aiguille, qui n’a pas plus cassé la patte à un canard qu’eux, continue sans cesse de débagouler contre leur gestion. Réduire de cette façon, d’un revers de la main gauche, près de 24 ans de dur labeur, dit-on, au bénéfice exclusif du peuple martyr de Guinée, est une humiliation de trop qu’ils ne peuvent plus se coltiner.

A la cantonade, ils viennent de charrier leur exaspération à celui qui jusqu’à maintenant, n’avait eu que trop peu d’égards pour la mémoire de leur champion. Chacun y allant de ses assauts contre sa gouvernance, moquée à son tour, dépeinte comme une vacuité. Auparavant, l’ex tout puissant Fodé Bangoura, fidèle devant l’Eternel de leur défunt mentor, avait réussi, presque seul à lui flanquer une de ses pétoches, au point qu’il dépêcha son PM, flanqué de cadres originaires de la côte chez le très controversé Kountigui El Hadj Sekhouna Soumah, avec pour seul agenda, tenter d’éteindre l’incendie provoqué. Oui, ainsi en plus d’être dos au mur suite à cette nouvelle tempête comme il sait en soulever, on lui exige désormais de se soumettre à la pire humiliation qui soit, sous peine de se tirer, définitivement des balles dans les pieds.

Rien que ça, Alpha Condé, pour avoir insulté la mémoire de leur défunt mentor et qualifié sa gestion de catastrophe nationale, est appelé désormais à présenter des excuses publiques au peuple martyr de Guinée, à qui celui-ci, a tout de même légué un héritage fait de réalisations à en faire pâlir d’envie de nos jours. Oui, Alpha le sait de science certaine, c’est un passage obligé, s’il ne veut pas regoûter à la colère de ceux qu’hier, l’ont jeté en taule, qui en profitent pour reprendre de l’haleine, alors qu’ils semblaient toucher le fond.

Quand on n’a soi-même pas mieux fait, quand on est soi-même plus à la traine, quand on a soi-même un bilan aussi catastrophique, on n’a pas de leçons à faire aux autres, on a plutôt intérêt à se faire petit et à la boucler.

C’est le pire avilissement qui puisse lui arriver.

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