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GAC, SMB, culture de la paix à Boké… Le Gouverneur Siba Lolamou nous parle à cœur ouvert (Interview)

siba-lolamou-2En marge de la cérémonie de lancement des jeux régionaux de Boké samedi 26 novembre, le gouverneur de cette région administrative nous a accordé une interview. Le Général de Brigade Siba Lélamou, a abordé avec nous les relations quelques fois conflictuelles entre les sociétés minières SMB et GAC et certaines populations riveraines et des employés de ces deux sociétés.

Lisez !

Mosaiqueguinee.com : Monsieur le Gouverneur, qu’est que ça vous donne comme impression de savoir que la région de Boké a été choisie parmi les huit régions administratives du pays pour abriter ces jeux régionaux ?

C’est une fierté pour nous que Boké soit choisie parmi les 8 régions pour abriter les jeux régionaux, pour marquer un nouveau départ, la renaissance de la culture et des sports dans notre pays. Vous savez, il y a des années, voire des décennies, le pays a quelque peu relâché sur le plan sportif, sur le plan de la culture. Maintenant avec l’avènement de la troisième République, avec à sa tête le Pr. Alpha Condé, les domaines notamment la culture et les sports sont en train de renaître.

Mosaiqueguinee.com : Le slogan de ces jeux régionaux c’est la paix, est ce que parce que la paix est menacée à Boké ?

Non, ce n’est pas seulement propre à Boké. La paix n’est pas aussi menacée à Boké, mais c’est un appel à la paix, au renforcement de la paix. Il n’y a jamais une paix totale, il n’y a jamais eu une paix parfaite. Il y a toujours des risques de menace. Le sport est là donc pour recoller les morceaux, renforcer le tissu social pour que les jeunes qui sont le moteur du développement du pays, puissent se donner les mains et aller de l’avant.

Mosaiqueguinee.com : On aperçoit quelque part à la place des martyrs, une banderole sur laquelle il est indiqué que Boké est un poumon de l’économie guinéenne, est ce que c’est seulement parce que vous produisez de l’anacarde ?

C’est vrai que nous avons de l’anacarde  comme richesse. Mais aussi Boké se caractérise par les mines. Boké est l’une des régions minières de notre pays et c’est une des régions qui est actuellement en activité sur ce plan. Des localités comme N’zérékoré, comme Dinguiraye sont en train de traîner les pas mais Boké est en ébullition positive dans ce sens.

Mosaiqueguinee.com : Mais la population dit ne pas bénéficier de cette exploitation des richesses du sous-sol de Boké.

C’est toujours comme ça, il y a toujours des grincements de dents, ça arrive dans n’importe quelle localité mais nous sommes là pour que les droits des populations soient respectés. Nous veillons tant du côté des sociétés que du coté des populations pour que l’intérêt supérieur de la population soit privilégié.

Mosaiqueguinee.com : Comment gérez-vous les cas précis de GAC et de la SMB par rapport à leurs relations avec les populations riveraines et certains de leurs employés ?

Il y a des crises récurrentes mais la réalité est que ces sociétés font beaucoup pour les communautés. GAC n’est pas encore à sa phase d’exploitation, on est à la phase de projet, mais si je prends le cas de la SMB, elle fait beaucoup au profit des communautés. Mais l’on ne saurait jamais dire que c’est suffisant. Il y a toujours des besoins. Donc nous, nous disons à ces sociétés de continuer. Dernièrement c’était au tour du Président de la république des les instruire de s’occuper des besoins des différentes communautés. Construire des latrines, construire des écoles, creuser des forages, mettre de l’électricité par endroit, ce sont des choses qu’il faut faire.

Mosaiqueguinee.com : Auriez-vous un message à lancer à la population de Boké ?

Le message que je dois lancer, c’est le message de la paix, de la quiétude, de la sécurité. Dans une localité où il n’y a pas de paix, où il y a des conflits récurrents, point de développement. L’argent a peur du bruit. Pour que les investisseurs aient le courage de venir investir chez nous, il faut un climat de paix et de sérénité. Tout peu se gagner dans la négociation, c’est inutile d’aller barrer des routes, il faut voir les autorités par rapport à tout ce qu’on exige.

Thierno Amadou M’Bonet Camara, de retour de Boké

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