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  Plume à Aboubacar Diallo du 29 Novembre 2016

plumePour une provocation de mauvais goût, c’en est une ! Face à l’ampleur du tollé, de la levée de boucliers, son auteur, se rend bien compte de l’étendue de sa forfaiture. Et comprend ainsi, on l’espère, que s’y résoudre, est tout simplement suicidaire !

Le flic businessman ! Le flic du clinquant ! Le flic du m’as-tu vu ! I Hèrèyira, comme l’appelle, d’un air goguenard, le personnel du ministère de la sécurité, parce qu’il sait vraiment se montrer, bouffi d’orgueil et d’outrecuidance, cette fois-ci, non pas avec ses rutilants bolides qu’il change comme il change de chemises, mais plutôt sous son jour le plus sombre, muni d’annonces, macabres et lugubres. Désormais, ce qui le préoccupe, c’est moins la mission qui est la leur, lui et sa troupe, celle d’assurer la sécurité des guinéens et de leurs biens, livrés sans défense aucune à la gueule du loup, c’est moins comment normaliser ses rapports conflictuels avec l’ensemble de ses collaborateurs et de sa hiérarchie, qu’il n’hésite pas aucunement à rabrouer et à envoyer bouler, que comment rendre éternel le pouvoir de son mentor, le Professeur des élèves, l’Eternel Alpha Condé, pour la circonstance.

Oui, certes, ce n’est pour l’instant qu’un rêve à seul, qui n’a de place que dans la tête de celui qui le caresse, mais plus sérieusement, il y a de quoi à ne pas en sourire. D’autant que le contexte, l’opportunité et le lieu où ce pur rêve, a été émis, pouvant bien être révélateurs d’un état d’esprit diffus mais plausible, pour l’instant contenu au stade du fœtus. C’est à Nzérékoré, berceau des slogans les plus hystériques, d’où est parti le tristement célèbre ‘’Dadis doit rester’’, sorti des escarpins d’un certain sombre Moussa Keita, que notre flic-chef en mal de résultats et de repères, et comme piqué par je ne sais quelle Tarentule, est allé également de son jurement, de sa pantalonnade, en rêvant d’une monarchie où Alpha Condé, serait président à vie, donc jusqu’à sa mort. Dans son songe d’une nuit cauchemardesque, il s’imagine donc Alpha Condé Eternel, président advita aeternam, commandant la Guinée d’une main de fer jusqu’au trognon, et lui flic-chef à vie. Sékou Touré fut éternel, Lansana Conté aussi, pourquoi pas Alpha Condé, oubliant que les époques ne sont pas les mêmes, les régimes aussi.

Oubliant, que dis-je, se moquant superbement du verrouillage constitutionnel qui rend impossible une telle illusion d’optique. Insultant ainsi l’intelligence des guinéens et les acquis démocratiques, arrachés de haute lutte. Mais de tout ça, I Hèreyira, s’en moque éperdument, ce qui vaut à ses yeux, c’est comment pousser à rendre éternel le pouvoir du PRAC. Il pensait bien agir, pour le compte de son patron, mais mal lui en prit, maladroit qu’il est, il s’est brûlé les ailes, et cogné sa tête contre le mur. Ainsi, se rend-il à l’évidence, au visa de la tempête provoquée par ses dérives verbales, que sa sortie, a été des plus hasardeuses, des plus malencontreuses. Donc, contreproductive, puisque rejetée en bloc par ceux qu’elle était censée servir. A commencer par le PRAC lui-même. Qui s’en trouve ainsi mal, très mal servi. Le RPG-Arc-en-ciel, sentant le vent du boulet, a très vite fait de se démarquer, de s’en éloigner.

L’impair étant si compromettant et politiquement suicidaire! Que le flic-chef qui avait persisté et signé, réaffirmant sans sourciller ses propos dangereux, ait voulu se rétracter après, et ainsi nier l’existence du soleil en plein midi, c’était navrant, c’était affligeant. Il revient désormais au PRAC, ne serait-ce pour un impératif de conformité aux principes démocratiques, ainsi qu’à ceux basiques d’ordre constitutionnel, il revient désormais au PRAC, s’il veut envoyer un signal fort et positif à son opposition qui réclame à juste raison, la tête du flic du m’as-t-vu, de prendre la décision qui s’impose. Il ne peut se louper sur le coup, plus que son opposition, c’est toute la Guinée, c’est l’Afrique et le monde, qui le regardent. A lui d’agir, en dégommant l’impénitent flic-chef, pour se démarquer de l’hérésie de ce celui-ci, ce qui peut avoir le don de rassurer un chouia sur sa capacité de résilience aux sirènes révisionnistes comme soufflées à N’Zérékoré. Kéléfa Sall, avait prévenu !

A bon entendeur, salut !

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