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Promotion féminine : Des Députées guinéennes font le compte-rendu d’une incursion dans 3 parlements africains

foru-des-femmes-parlementairesA l’issue d’une incursion dans les parlements de trois pays africains à savoir le Sénégal, le Burkina Faso et le Rwanda, où elles ont rencontré des femmes députées et touché du doigt les réalités de la participation féminine dans ces institutions, des membres du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée, font la restitution. Cette cérémonie s’est déroulée mardi, 13 décembre 2016, dans la salle des archives du palais du peuple, siège de l’Assemblée nationale.

Au sortir de cette rencontre, Hadja Binta Diallo, présidente du Forum des Femmes Parlementaires de Guinée, est revenue sur l’objectif de la mission.

«C’était d’aller vers nos sœurs du Rwanda, du Burkina Faso et du Sénégal, nous  enquérir de la réalité de ce qu’elles font, parce qu’il y a des pays qui sont vraiment en avance sur la Guinée. Au parlement Sénégalais il y a 64 femmes sur 150, au Burkina Faso, au Rwanda les femmes ont vraiment un quota très représentatif et en Guinée nous ne sommes que 25 femmes sur 114 députés. Donc nous sommes allées auprès d’elles pour voir comment elles ont fait, être avec elles pour l’expérience qu’elles ont mise en place pour être à ce quota », a t- elle confié aux quelques journalistes présents.

Selon elle, la leçon tirée dans la généralité, c’est qu’il a fallu une volonté politique d’abord du chef de l’État et des présidents des Assemblées pour que la participation féminine soit une réalité dans les institutions législatives de ces pays.

En Guinée, poursuit-elle, on parle de 30% de quota, mais qui n’est pas respecté dans la pratique. «Dans les autres pays, c’est bien sanctionné, si un parti politique ne respecte pas le quota, il y a  l’amende à payer. Donc ils sont obligés de respecter les quotas. Le Sénégal par exemple, pour deux (2) places, c’est un homme une femme. L’expérience tirée dans ces pays, c’est ce que nous voulons mettre en pratique dans notre pays. Au Sénégal il y a des femmes leaders dans les préfectures, qui n’ont pas été à l’école, mais elles sont porte flambeau et donc c’est autorisé », fit-elle.

«On souhaiterait vraiment qu’on ait à l’Assemblée Nationale de Guinée aussi,  des traditions similaires pour que nos sœurs qui sont à l’intérieur, qui ont une bonne et belle vision pour le pays, soient là parce que la démocratie et le développement d’un pays ne peuvent pas aller sans les femmes», a souhaité Hadja Binta Diallo, présidente du Forum des Femmes Parlementaires.
Alhassane Djigué.

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