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Le Gouverneur de la BCRG face à la presse : Les principaux axes de sa communication

Le Gouverneur de la Banque Centrale de Guinée (BCRG) était ce vendredi face à une dizaine de journalistes dans les locaux de l’institution bancaire. A cette occasion, Lonceny Nabé a évoqué plusieurs aspects de la gouvernance bancaire.

Une amélioration des réserves de change

En fin septembre 2016, selon le Gouverneur, les réserves de la nation pouvaient couvrir à peine trois mois d’importation. «C’était autour de 2,7 mois», dit-il. Aujourd’hui, poursuit-il, ces réserves couvrent 3,8 mois d’importation, contrairement à un objectif de trois mois.

Malgré l’interdiction de la facturation en devise en Guinée, des concessionnaires et d’autres prestataires se font toujours payer en devise.

 «Les règlement des factures doivent être effectués en monnaie nationale sur toute l’étendue du territoire», a déclaré le Gouverneur. Selon Lounceny Nabé, des mesures seront bientôt prises dans ce sens. «Je puis vous assurer que dans les semaines à venir, vous aller entendre des nouvelles dans ce domaine », a-t-il ajouté.

Le processus de retrait des anciennes coupures de 5000 francs guinéens suit son cours normal.

Les 2/3 des 475 millions de billets concernés sont déjà récupérés, a révélé le Gouverneur de la BCRG.«Nous avons mis en place un système selon lequel les banques reçoivent au niveau de leurs guichets, les versements des anciennes coupures de 5 mille, les transfèrent à la BCRG à Conakry ou en province, avec un dispositif logistique spécial depuis que cette opération est entrée dans sa phase active». Selon le Gouverneur, une action de communication aussi a été menée par son administration afin que la population soit au courant de ce processus de retrait.

«Nous avons pris des dispositions pour que personne ne puisse être spolié de son argent. C’est vrai que l’acceptation des anciennes coupures dans les transactions, va jusqu’au 31 décembre mais après, nous laissons la possibilité aux citoyens de pouvoir échanger leurs billets dans les banques ou à la BCRG jusqu’au 31 mars», rassure-t-il.

Du rapatriement des recettes de l’exportation de l’or

«L’essentiel des devises qui résultent de l’exportation de l’or, est officiellement rapatrié. En 2014, les orpailleurs traditionnels ont rapatrié environ 250 millions de dollars. Cette année, à date, il y a environ 300 millions qui sont rapatriés par l’intermédiaire des banques», a fait savoir Lounceny Nabé.

Les opérateurs qui ne rapatrient pas les produits de leurs exportations, peuvent être privés de leurs licences, a précisé le Gouverneur. Aussi, a-t-il rappelé,  des mesures sont en train d’être prises par le gouvernement pour pouvoir déterminer désormais les volumes de ces exportations qui se font tous les 12 mois de l’année.

Thierno Amadou Camara

 

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