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Kankan : Première édition de la foire artisanale et des arts, les dessous d’un échec prématuré

Exposition-vente de maigres produits artisanaux et industriels venus de Kankan,  Kindia, Labé et de Nzérékoré, défilés de mode et jeux concours, le tout rythmé par des mélodies de l’orchestre LES REQUINS DE BALAKALA, sont essentiellement les activités qui mobilisent des visiteurs sur le tarmac de l’ancien aéroport de Kankan, qui abrite l’événement depuis le 24 décembre dernier, date de son lancement.

A quarante-huit heures de la fin de ce rendez-vous, Mohamed KANTE, le président de l’UJEEPAD, structure organisatrice,  dénonce un manque de soutien du gouvernement qui serait, d’après lui, à l’origine des échecs de l’événement auquel étaient attendus des artisans de pays voisins comme le Mali, le Sénégal ou encore le Burkina Faso. «Aucun département ministériel n’a mis la main à la poche pour nous assister financièrement, à commencer par celui du Tourisme de l’Artisanat et de l’Hôtellerie, celui de l’Action sociale de la Promotion Féminine et de l’Enfance et celui de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation qui, dans un premier temps, s’étaient tous engagés à nous soutenir. Idem pour le Gouverneur, le préfet et le maire de Kankan, qui ont brillé par leur absence malgré nos invitations. Aussi, il y a une très faible affluence des visiteurs devant les stands. Comme vous le constatez, sur 28 stands construits, seuls 10 sont occupés », s’indigne le président de l’Union des Jeunes Elèves et Etudiants diplômés Pour la Paix et le Développement (UJEEPAD).

D’après les spécialistes, l’artisanat est un secteur multidimensionnel, créateur d’emplois et de richesses. Mais en Guinée, ce secteur reste et demeure marginalisé. D’où le cri d’alarme de Mohamed KANTE : « Il faut que le gouvernement guinéen soutienne l’artisanat car ce sont nos propres valeurs qui sont en jeu. Nous, nous savons ce qui ce passe au Mali, au Sénégal et au Burkina Faso lorsqu’il s’agit de foire. Ces pays limitrophes subventionnent fortement les activités liées à la foire et s’ils n’ont pas répondu à notre invitation (UJEEPAD), c’est peut- être parce que notre gouvernement ne voulait pas nous soutenir. Je voudrais profiter de votre micro pour dire merci à l’honorable Dr Ousmane KABA pour son assistance financière, également à la direction générale de l’Office de la promotion de l’artisanat qui nous a prêté un bus pour transporter les artisans sur le trajet Conakry-Kankan».

Le constat d’un échec prématuré semble consommé à l’occasion de cette première édition de la foire artisanale et des arts dans la savane Guinée. Malgré tout, Mohamed KANTE ne désarme guère : «Echec, c’est trop dire ! Je ne dirais pas aussi qu’on a réussi à 100%. Déjà qu’on a entrepris, les autorités on su notre ambition. Peut-être que le gouvernement à son tour va jouer sa partition lors de la 2ème édition », espère-t-il.

Mamadi CISSE correspondant régional de mosaiqueguinee.com à Kankan

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