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Manifestations à Conakry : «la voix du peuple» plaide pour le dédommagement des victimes

Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue ce lundi à la maison de la presse, la plateforme «la voix du peuple», a fait une déclaration sur les violations des droits de l’homme qui ont eu lieu pendant les événements consécutifs à l’appel à la grève des enseignants.

Lisez ci-dessous cette déclaration présentée par Mamadou Baillo Barry, directeur technique de l’ONG (Destin en Main) et membre de la plate forme !

« Suite à la fermeture forcée des classes par le gouvernement guinéen, plusieurs actions citoyennes ont émergé sur l’étendu du territoire national pour réclamer la réouverture des classes dans un délai proche. N’ayant pas été entendu, la SEGUI et le mouvement citoyen la voix du peuple, ont invité respectivement à une marche pacifique et à un sit-in devant les ministères en charge de l’éducation.

Ces jeunes étant empêchés dans leur démarche par les forces de défense et de sécurité, se sont retrouvés dans une embuscade créée par le gouvernement guinéen qui a pris l’initiative d’enfreindre les textes de loi notamment la Constitution guinéenne consacrant dans son article 10 le droit de manifester. Ceci étant, des arrestations arbitraires, des pertes en vies humaines, des casses et abus de plusieurs sortes, ont été enregistrés de part et d’autre.

Nous jeunes réunis au sein de la voix du peuple, condamnons avec fermeté ces abus, exactions et violations des droits humains entraînant 8 cas de morts par balle , plus d’une trentaine de blessés et plusieurs boutiques vandalisées.

Nous exhortons le gouvernement guinéen à travers la chaîne judiciaire, à ouvrir des enquêtes afin de traduire les responsables à tous les niveaux en justice et dédommager les victimes.

Par ailleurs, nous saluons l’accord obtenu entre le syndicat et le gouvernement guinéen, tout en les invitant de tout mettre en œuvre pour le respect de clause de ces accords.

Au regard de ce qui précède, nous remercions toutes les personnes qui, de près ou de loin, se sont investies pour que nos membres arrêtés soient libérés et informons l’opinion publique que notre action n’avait aucun caractère subversif et instrumentalisé.

Nous nous inclinons pieusement devant la mémoire de toutes ces personnes qui ont été injustement assassinées par les forces de l’ordre et nous nous indignons du comportement ingrat des syndicats qui n’ont exprimé aucune compassion devant les victimes de la répression de ces deux jours de violence.»

Transcrit par Mamadou Saidou Gaya Diallo pour Mosaiqueguinee.Com

 

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