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Recensement biométrique des étudiants : Plus de 46 mille fictifs décelés pour la seule zone de Conakry

Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a procédé ce mercredi 1er mars 2017 à la présentation des résultats provisoires du recensement  biométrique  des étudiants des universités publiques et ceux du privé qui sont des boursiers de l’Etat.  Les chiffres font froid dans le dos ! Au total, ce sont 46.938  fictifs qui ont été dénichés par les agents recenseurs. Ce sont des milliards de francs guinéens que l’Etat jetait par la fenêtre.

Commençons par préciser que cette opération a couvert huit universités publiques et 32 institutions d’enseignement supérieur privées installées dans la zone de Conakry.

Au niveau du public, pour un effectif annoncé de 33.534 étudiants, seulement 19.572 ont été recensés.  Soit un écart de 13.962 étudiants.

Pour les 32 institutions privées, sur 52.051 comme effectif annoncé par les responsables, l’effectif recensé est de 19.075 étudiants. Soit un écart de 31 mille quatre cent étudiants. Pour les universités Kofi Annan de Guinée et UNC, les écarts sont respectivement de  5.650 et 5.870 cas.

La première conséquence est que le ministère promet de payer les étudiants et les universités privées sur la base des résultats de ce recensement.  Après l’étape de Conakry, le ministère compte conduire l’opération de biométrisation des étudiants à l’intérieur du pays. Puis, des agents recenseurs seront déployés partout à l’extérieur où la Guinée paye les frais d’études de ses boursiers. Le ministre Yéro Baldé dit vouloir en finir avec cette situation qui appauvrissait l’Etat au profit d’une poignée de personnes.

Thierno Amadou M’Bonet Camara

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