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Justice : le TPI de Mamou juge sa première affaire criminelle depuis 1984 

Pour la première fois depuis 1984, le Tribunal de Première Instance de Mamou, traite un dossier criminel. Le procès d’un vieil home accusé de meurtre a été ouvert mercredi, 1er mars 2017, a constaté le correspondant local de Mosaiqueguinée.com.  Il s’agit d’un cas d’assassinat survenu à Djataya, dans la sous-préfecture de Kégnéko, située à 55 KM de Mamou centre.

A la  barre, l’accusé, Abdoulaye Kemoko Camara, âgé de 67 ans, poursuivi pour assassinat sur la personne de  Mamadou Diataya Sow, cultivateur, marié à deux (2) femmes et père de huit (8) enfants, plaide non coupable.

Devant le président du tribunal, l’accusé rejette en bloc toutes les charges retenues contre lui, et accuse Thierno Mamadou Alphaya, chef de secteur de Djataya, de l’avoir intimé, la veille du meurtre, de quitter les lieux  pour ne pas qu’il subisse la colère des villageois.

«Je ne connais rien dans cette affaire ! Le lendemain de l’assassinat, le chef de secteur m’a informé qu’une réunion était en passe d’être organisée à l’issue de laquelle,  les villageois allaient me lyncher. C’est à la suite de cela que j’ai pris la fuite pour me rendre en Sierra Leone», explique t-il, ajoutant qu’il reviendra qu’il n’est revenu de ce voyage qu’il a été informé de l’arrestation de certains membres de sa famille.

A la question du président du tribunal, Sidiki Kourouma, de savoir pourquoi l’accusé rejette t-il les déclarations qu’il avait pourtant confiées au juge d’instruction, il répond : « on m’a obligé de reconnaître les faits pour bénéficier d’un pardon. C’est en ce moment que j’ai indiqué le lieu où le pistolet qui a été utilisé pour l’assassinat était caché».

Mais suite à une série de questions du procureur général près le tribunal de première instance de Mamou, Sidiki Camara, l’accusé reconnaîtra que l’arme qui aurait tué Mamadou Djataya l’appartenait, il l’aurait acheté auprès d’un de ses oncles du nom de Saliou Djimbé.

«il (l’accusé) avait dit lui-même que c’est le fait que son bétail et celui d’un autre ont dévasté les champs de la victime et qu’on a contraint chacun d’eux à payer une amende de 50.000 GNF, qui n’a pas été de son goût», révèle Abdoulaye Doumbouya dit Babalaye, un témoin.

Après 9 heures d’audience, le président Sidiki Camara ordonna le renvoi des débats à deux semaines pour les réquisitions et les plaidoiries.

A noter que l’accusé, Abdoulaye Kemo Camara, est détenu à la maison centrale de  Mamou depuis 2010.

      Alpha Mamoudou Barry depuis Mamou

Commentaires

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1 Commentaire

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  1. Dollard

    3 mars 2017 at 12 h 01 min

    Un crime devant un tribunal de première instance? Où est la Cour d’assises?

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