Actualités

Xénophobie en Afrique du Sud : le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne se dit « consternée »

CONSEIL NATIONAL DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE GUINEENNE.

DECLARATION DU CONSEIL NATIONAL DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE GUINEENNE RELATIVES AUX VIOLENCES XENOPHOBES EN AFRIQUE DU SUD.

«A côté du phénomène des migrants vers l’occident, les violences xénophobes éclaboussent l’Afrique, devant un silence coupable des Institutions régionales… ».

Après l’Algérie, l’Angola, la Libye, le Mozambique, l’Afrique du sud…, le continent connait depuis quelques temps la montée en puissance des phénomènes racistes et xénophobes, devant un regard coupable des autorités africaines nationales et régionales.

Le Conseil National des organisations de la société civile Guinéenne constate avec regret et consternation le triste et honteux spectacle de violences xénophobes qui se répète depuis une semaine dans les rues de l’Afrique du Sud, Pays de Nelson Mandela. Le Madiba, qui a prôné toute sa vie, le pardon et la tolérance pour mieux vivre ensemble.

La Société Civile Guinéenne par la voix du CNOSCG, condamne avec la dernière énergie, ces violences inacceptables qui ont entrainé des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants. En plus de leur caractère extrêmement ignoble, ont aussi terni l’image de cette grande nation dont l’un des symboles est l’Arc-En-Ciel, qui signifie diversité de couleur.

Au regard de cette situation, le CNOSCG tient à rappeler aux autorités et au peuple sud-Africain leur devoir, au regard des textes internationaux et africains, qui est d’assurer la protection de tous les citoyens ressortissants étrangers vivants sur leur territoire.

En conséquence, le Conseil National des organisations de la société civile Guinéenne lance un appel pressent :

Au conseil de sécurité des Nations Unies, pour son implication auprès des autorités sud-africaines pour le respect des dispositions du Droit international humanitaires ;

A la commission de paix et de sécurité de l’Union Africaine, pour son intervention en vue du respect des dispositions de la charte de l’Union Africaine relatives à la libre circulation des biens et des personnes ;

A Monsieur le Président de l’Union Africaine, Président de la République de Guinée, de jouir de son leadership et d’œuvrer avec les autres Chefs d’E tat Africain afin de mettre pression sur les autorités sud-africaines pour faire cesser les exactions et assurer à chaque ressortissant étranger vivant en Afrique du Sud, la protection et la sécurité nécessaire, conformément à la législation en vigueur.

Aux Ongs et à la société Civile Sud-africaine de sortir de leur mutisme, et contribuer à la promotion et la protection des droits des citoyens étrangers résidents.

Aux migrants établis dans les différents pays africains, d’observer et respecter les lois, règlements et normes culturelles et sociales des pays d’accueil. En cas de conflit avec la loi, les migrants doivent être traité avec dignité conformément aux traités internationaux.

 Par ailleurs, le Conseil salut la mobilisation des syndicats, des étudiants, des associations antiracistes mais aussi des citoyens ordinaires, pour dénoncer, circonscrire et arrêter ces violences racistes et xénophobes.

Aussi pour marquer sa solidarité et son indignation face à cette tragédie, le Conseil National des organisations de la société civile organisera un Sit-in qui a pour slogan « quelle honte !!! Des Africains tuent des Africains, dans le Pays de Nelson Mandela » ce Mercredi 08 Mars 2017, devant l’ambassade de l’Afrique du Sud sise à Coleah, Corniche sud (Mossoudougou) et invite toutes les organisations de la Société Civile à y participer.

A cette occasion, le Conseil National des organisations de la société civile Guinéenne invite les plate-formes de société civile de la CEDEAO et du continent d’agir autant pour faire cesser ces violences.

Enfin, en plus de l’application effective des textes supra nationaux sur la libre circulation des personnes et de leurs biens, les Chefs d’Etat du continent doivent prendre des mesures idoines et urgentes pour lutter contre l’émigration illégale et promouvoir l’emploi des jeunes.

Ensemble, faisons un effort pour éradiquer la xénophobie, les politiques doivent s’engager.

Dr Dansa KOUROUMA

Président du CNOSCG

Commentaires

commentaires

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

To Top