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8 mars/A la découverte d’une femme modèle : «Je pense que le premier mari d’une femme, c’est son diplôme !»

A l’occasion de la journée internationale de la femme, la rédaction de Mosaiqueguinee.com est allée à la rencontre de Yayé Mariama Diallo Barry, chef de cabinet du ministère du Plan et de la Coopération internationale. Après de hautes études dans des universités occidentales, elle fait partie aujourd’hui du cercle restreint de femmes à occuper de hautes fonctions en Guinée. S’adressant à la couche féminine, elle encourage celles qui sont victimes de violences, à défendre leurs droits. Aux jeunes filles, elle demande de poursuivre leurs études quelque soient les obstacles.

Lisez !

Un parcours exceptionnel ! 

J’ai fait des études de Relations Internationales et j’ai un DEA en Géopolitique. Après cela j’ai eu un diplôme à l’Ecole Nationale de l’Administration en France avec un master professionnel en Relations internationales.

J’ai travaillé dans le privé, au centre canadien comme chargée de programmes pour les zones de la moyenne et de la haute Guinée. Après cela je suis entrée dans la fonction publique. J’ai commencé comme chargée d’études, après j’ai été Directrice Nationale de la centralisation avant de revenir comme coordonnatrice de l’Agence Guinéenne de la Coopération Technique au ministère de la Coopération. C’est à la suite de cela que j’ai été nommée chef de cabinet au ministère du Plan et de la Coopération Internationale.

Des conseils aux femmes !

Je voudrais leur dire de ne pas se victimiser. Aujourd’hui je pense que la législation guinéenne a beaucoup avancé dans le domaine de la lutte contre les violences basées sur le genre. Il y a même une structure créée à cet effet. Mais nous sommes encore dans ce carcan sociétal et familial qui nous dit que nous ne devons pas envoyer nos conjoints ou les personnes qui nous maltraitent en justice, que ça doit régler en famille. Quelques fois ça ne suffit pas. Je pense qu’il est temps que les femmes se réveillent. Les femmes battues, les femmes victimes de violences basées sur le genre, et qu’elles aillent en justice pour défendre leurs droits. Elles ont droit à une vie protégée. Elles ont droit à vivre normalement.

 Message particulier aux jeunes filles qui voudraient être comme vous !

Je voudrais leur dire que c’est possible ! C’est tout à fait possible pour une jeune fille de faire de brillantes études. Elle a les mêmes aptitudes que les garçons au départ. C’est juste qu’au fur et à mesure qu’on avance, qu’on nous dit qu’on doit nous marier et qu’on doit avoir des enfants. Effectivement, c’est difficile de concilier les deux, mais c’est faisable. il suffit de s’organiser et de s’accrocher. Je voudrais lancer un message aux jeunes filles qui abandonnent leurs études suite à des grossesses où suite à des problèmes qu’elles rencontrent. Je leur dit n’abandonnez pas. Je pense que le premier mari d’une femme, c’est son diplôme, c’est son travail. C’est la seule chose qui ne t’abandonne pas un jour.

Entretien réalisé par Thierno Amadou M’Bonet CAMARA

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