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Evénements de Guéckédou : Les leaders politiques «de la forêt» projettent une série de manifestations pacifiques

De la droite vers la gauche l’avocat, Jean Marc, Papa Koly, Faya et Nestor

Papa Koly Kourouma (GRUP), Faya Millimono (BL), Jean Marc Telliano (RDIG), Alfred Matos (UPG), Nestor Kagbadouno (UGDD), Abdoulaye Kourouma (RDR), tous des opposants qui ont pour origine commune la Guinée Forestière, accompagnés de l’ancien ministre de la Communication, Alhousseny Makanera Kaké,  étaient réunis ce samedi au siège du RDIG où ils ont conféré avec la presse. Au centre de la rencontre, les événements de Guéckédou, entraînés par la condamnation d’un membre fondateur du parti de Jean Marc Telliano, Désiré Haba, poursuivi par le préfet de cette localité.  

Le modérateur, dans la présentation des conférenciers, l’a bien dit : ce sont les leaders politiques de la la Guinée Forestière. Mais Papa Koly Kourouma  et d’autres, n’ont pas manqué de signaler que s’ils sont présents, c’est surtout parce qu’un Guinéen a été victime d’injustice. Pour eux, il ne s’agit pas de régionalisme ou de communautarisme.   

Après une explication détaillée de l’affaire, par l’avocat de l’ancien maire de Koundou, qui a écopé d’une peine de trois ans de prison, au paiement d’une amende de cinq millions et la confiscation de ses biens au profit de l’Etat,  les leaders ont répondu à quelques questions des journalistes. Dans la foulée, c’est Faya Millimono qui annonce trois manifestations pour exiger la libération de Désiré.

Il a bien dit trois manifestations ! La première se fera à Gueckédou, où l’ancien maire de Koundou  a été condamné pour son choix politique, dit-il. La deuxième se fera à Kissidougou où le maire est détenu après sa condamnation. Puis, une troisième manifestation se déroulera à Conakry.

Jean Marc Telliano rassurera ensuite que ceci n’est pas une simple annonce du BL, mais une position partagée par l’ensemble des leaders içi présents. Ces manifestations pacifiques, précise-t-il, auront lieu.

Toutefois, aucun calendrier n’a été donné, mais Faya rassure qu’une communication future indiquera  des dates.

Au cours de cette conférence, l’avocat a indiqué que le Préfet n’a pas le droit de porter plainte contre un maire au nom de l’Etat. Puis, explique-t-il, jamais le rapport incriminant son client, sur la base duquel le Préfet aurait porté plainte contre Désiré, n’a été fourni à la barre.

Il dit attendre que le dossier soit transféré par le juge de paix, à la Cour d’Appel de Kankan pour qu’il y dépose sa déclaration d’appel puisque, dit-il, il se battra jusqu’à la libération de son client qui ne se reproche de rien.  

Thierno Amadou M’Bonet Camara

Commentaires

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1 Commentaire

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  1. IBKB

    18 mars 2017 at 21 h 42 min

    Non! C’est tous les leaders politiques Guinéens qui doivent manifester! Il faut arrêter ces titres divisionnistes! Lorsqu’il y a violation des droits d’un Guinéen, c’est tout Guinéen qui doit se sentir concerner! Les mauvais réflexes « farouches » doivent cesser! Pour les droits de l’Homme, désormais en Guinée, tous pour un , un pour tous!

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