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CAF : Après la chute de Hayatou, l’exécution programmée de Kabèlè

Issa Hayatou (Cameroun/ President CAF et Vice President FIFA ) – Congres UEFA 2007 – 26.01.2007 – Foot Football – largeur attitude portrait 02605235

La défaite du Président de la Confédération Africaine de Football, Issa Hayatou face à un candidat quasi inconnu du public sportif, le Malgache Ahmad, est un séisme de grande magnitude dont les effets n’épargnent aucun élément de l’empire du monarque Camerounais effondré le 16 mars 2017 à Addis-Abeba à la surprise générale.   

Victime d’un « complot » minutieusement monté sans bruits, par des puissances sportives du continent (tout le Maghréb avec l’Égypte en tête, toute l’Afrique australe, toute l’Afrique de l’est, une partie de l’Afrique de l’ouest dont la Sierra Leone, le Liberia, le Sénégal, le Niger, le Burkina Faso, le Nigeria etc) mais aussi par le Président de la Fédération Internationale de Football Association, Gianni Infantino et sa secrétaire générale, Mme Fatma Samoura qui,  du Caire à Addis-Abeba en passant par Libreville ou Lusaka, n’ont jamais fait mystère de leur hostilité à la méthode Hayatou et leur soutien au groupe de pays africains qui a refusé de suivre la consigne de vote de l’empereur Camerounais en faveur du Prince Cheick Salman du Bahreïn et a contribué à la victoire de l’Iralo-Suisse l’actuel patron du football mondial lors du Congrès extraordinaire électif du 26 Février 2016 à  Zurich.

Partout où ils ont eu l’occasion en Afrique ou en Europe à Zurich notamment, le Président de la FIFA et sa secrétaire générale se sont fortement investis à la croissance de ce groupe de  » contestataires  » à Issa Hayatou. De toute évidence, cette coalition, peut-être hétéroclite, ne pouvait échouer face à un Issa Hayatou dont la maladie, la longévité et surtout la monarchisation de l’Instance Continentale du Football  n’avaient finalement que peu d’adeptes ou de disciples.

Cette fin de règne comparable à celle de certains chefs d’état accrochés au pouvoir conduira à l’effondrement total de l’empire Hayatou à la CAF et à la FIFA.  

Les uns après les autres et petit à petit, aucun de ses protégés ou lieutenants n’échappera à la grande opération de purge que les nouveaux Maîtres de la CAF menacent d’engager dès la semaine prochaine au Caire où le Président Ahmad et son Comité Exécutif se retrouveront pour prendre les rênes du pouvoir.

A cette occasion, le nouveau Président de la CAF et le comité exécutif prendront plusieurs mesures nouvelles et procéderont également au choix des 2 vice-présidents.

C’est le lieu de le signaler, le premier vice-président, le Seychellois Suketu Patel, a eu le courage, la grandeur et surtout la clairvoyance de comprendre que l’ère Hayatou était bel et bien terminée en retirant sa candidature dès lors que les résultats ont proclamé la victoire du Malgache Ahmad.

Selon les indiscrétions, cette première vice-présidence, laissée vacante par le départ de Suketu Patel, sera attribuée au Nigerian Amaju Melvin Pinnick, l’un des plus grands lieutenants du nouveau Président de la CAF.

La seconde vice-présidence qu’occupe encore Almamy Kabele Camara est convoitée par 2 transfuges du clan Hayatou à savoir le Congolais Omari Constant Selemani et le Ghaneen Kwesi Nyantakyi.  

Ce sera le début d’exécution du plan d’élimination de notre compatriote Almamy Kabele Camara, considéré comme le seul désormais élément survivant de l’ancien Président Issa Hayatou à siéger dans le Comité Exécutif après la défaite du Malien Amadou Diakite, du Beninois Anjorin Moucharafou, de l’Algérien Raouraoua, le retrait du premier vice-président Seychellois Suketu Patel, la prise de distance sinon la trahison du Congolais Omari Constant Selemani, du Tunisien Tarek Bouchamaoui, du Sud-Africain Danny Jordaan, du Ghaneen Kwesi Nyantakyi etc.

Dans ce nouvel environnement, Almamy Kabele Camara risque un isolement total. Selon les dessous du plan de son élimination ( parvenu dans plusieurs capitales africaines), Almamy Kabele Camara sera également déchu de ses prérogatives de président de certaines commissions comme celle du CHAN  ( Championnat d’Afrique des Nations ) dont il a la charge depuis des années et la vice-présidence de la prestigieuse CAN  ( Coupe d’Afrique des Nations ) où il secondait le Président Issa Hayatou et sera cantonné dans une Commission de très moindre importance jusqu’à la prochaine assemblée générale en 2019 où tout sera mis en œuvre pour le mettre en échec face au Sénégalais Augustin Adrien Senghor.

Pour les vainqueurs d’Addis-Abeba, ces énormes responsabilités qu’ils qualifient de favoritisme et de discriminatoire  par rapport à l’ancien premier vice-président, Suketu Patel et aux autres membres du comité exécutif sont le fruit de la grande proximité du Guinéen d’avec l’ancien président Hayatou.

Au niveau des dirigeants actuels de la FIFA, le gros péché du Guinéen Almamy Kabele Camara est d’avoir été le porte-parole du discours de soutien de la CAF d’Issa Hayatou exprimé au Prince Cheick Salman à la présidence de la FIFA en février 2016 à Kigali en marge du Championnat d’Afrique des Nations.

Le Président élu de la FIFA, Gianni Infantino, n’arrive toujours pas à comprendre ni à digérer cette déclaration publique de soutien à un candidat alors que tous les autres  (y compris lui-même ) avaient fait le déplacement du Rwanda et étaient tous présents dans la salle où dans un discours solennelle enflammé, le Guinéen Hayatouiste s’est montré digne produit du Responsable Suprême de la Révolution.

A cet effet, le Président de la FIFA attendrait aussi Almamy Kabele Camara dans sa surface de réparation Zurichoise pour lui faire passer un message. Lequel ?  Nul ne le sait, mais il sent déjà l’aigre.

Par rapport à toutes ces situations, très vraisemblables, il appartient à Almamy Kabele Camara de tirer les leçons et prendre les devants pour éviter à la Guinée – dont le Président de la République est président en exercice de l’Union Africaine – une humiliation internationale.  

Le Président Alpha Condé pourrait aussi envisager un point de chute digne du rayonnement apporté à son pays par le 2ème vice-président sursistaire de la Confédération Africaine de Football.

Ibrahima Cisse

Rouen – France

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