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Kankan : près de 27 milliards de francs guinéens de recette douanière en 2017, l’essentiel vient des mines

L’annonce a été faite ce samedi 18 mars, au cours d’une réunion de concertation organisée chaque année à l’intention des chefs d’unité  de  douane, partenaires mixtes, publics et privés du secteur économique. Contrairement aux années précédentes, tous les préfets de la Haute-Guinée y étaient présents, sous les auspices de Général Mohamed Ngharé, Gouverneur de la région administrative de Kankan.

Une aubaine pour  Commandant Framany  Dioubaté, le directeur  régional des douanes, de fixer l’assistance sur  les prévisions de l’année en cours et  les résultats obtenus l’an dernier,  dans la recette douanière en Haute-Guinée.

“En 2016, nous avons réalisé près de 95% de  nos prévisions, soit près de 27 milliards de francs guinéens. Un résultat que nous avons trouvé satisfaisant”, dira-t-il. Il précise par ailleurs que l’essentiel de ce montant a été recouvré sur les consommables importés par les sociétés minières. A propos de la recette douanière, exercice 2017, Commandant Framany  Dioubaté a annoncé la bagatelle de 28 milliards 375 millions de francs guinéens.

Parmi les sujets  passés au peigne fin, figuraient  en bonne place, la lutte contre la drogue, le terrorisme, les armes légères mais et surtout l’interdiction d’exporter  certains produits locaux  par voie terrestre. C’est le cas de l’anacarde.

Ce dernier point  a suscité de vives réactions chez certains  participants qui se sont focalisés sur  des prix du marché local, qu’ils jugent dérisoires  face aux autres débouchés de la sous région.  Mais cet avis ne semble pas partagé par tous  à la réunion. Sans apporter plus de détails, ils estiment  qu’avec les nouvelles mesures  prises en matière de prix d’anacarde, la Guinée pourrait devenir le plus attractif de toute la sous région.

Près de mille kilomètres de frontière terrestre à surveiller, telle est la mission régalienne des unités  douanières en Haute-Guinée. Aujourd’hui, ces soldats de l’économie nationale souffrent d’un manque criard de ‘’petits moyens de locomotion’’.

Autre difficulté  évoquée  à  la faveur de cette réunion des acteurs du secteur de l’économie, la faible qualité des infrastructures routières dans les zones de production.

Ce phénomène serait l’une des causes  qui amènent  certains producteurs  à écouler leurs produits via les pays limitrophes comme la Côte-d’Ivoire, le Sénégal, ou le Mali.

Mamadi Cissé, correspondant régional de mosaiqueguinee.com à Kankan.

 

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