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Le président de l’INIDH sur la sortie de Sékouba Konaté : «S’il pense que ses informations pourraient déstabiliser la Guinée…»

Abordant le dossier du 28 septembre 2009 dans sa récente sortie médiatique, l’ancien Président de la transition, Sékouba Konaté, a cité de nouveaux noms et promis de ne jamais témoigner devant la justice guinéenne par rapport à cette affaire, réitérant ainsi son souhait que le dossier soit transféré à la Cour Pénale Internationale (CPI).

“S’il pense que ses informations pourraient avoir des conséquences dramatiques, il a raison de les garder pour une institution qui pourrait les prendre en charge sans beaucoup de dommages pour la Guinée”, a réagi Mamadi Kaba, Président de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH).

“Sékouba Konaté a des informations capitales, il était le ministre de la Défense, il en sait quelque chose. Je pense que ce qu’on pourrait reprocher à Sékouba Konaté, c’est de ne pas avoir fait quelque chose pour empêcher (le massacre du 28 septembre Ndlr) parce que c’était planifié…Il en sait beaucoup. S’il dit qu’il ne témoignera pas devant les juges guinéens, personnellement, je ne l’en veux pas, peut être que les informations dont il dispose pourraient peut être déstabiliser la Guinée ou coûter la vie à des personnalités…”, a ajouté M. Kaba dans un entretien accordé ce vendredi, 24 mars 2017,  à la rédaction de Mosaiqueguinee.Com.

S’agissant du transfèrement du dossier à la CPI, Monsieur Kaba et le Général Sékouba Konaté partagent le même avis. « Moi je l’avais officiellement demandé, Sékouba Konaté vient d’exprimer les mêmes craintes que moi. Le ministre de la Justice (Cheick Sako Ndlr)  dit que son ministère est capable d’organiser le procès au cours de l’année 2017, je ne sais pas quels sont les moyens dont il dispose et quelles sont les capacités qu’il a et que nous ne savons pas”, commente-t-il.

La crainte que beaucoup de citoyens ont, y compris moi-même et mon Institution, a déclaré Monsieur Kaba, c’est qu’il y a des risques d’un procès incomplet. “Un procès qui n’atteint pas tous les objectifs pourrait discréditer davantage notre système judiciaire et éloigner davantage les populations de la justice”, prévient-il.

Dans sa sortie, Sékouba Konaté a cité quelques noms de personnes qu’il dit être impliquées. Parmi ceux-ci, figure Baydi Aribot (UFR) et Fodéba Isto Keira (SG du Ministère en charge de la Culture)  jusque-là non pointés du doigt. “Ce n’est qu’un début”, réagit Mamadi Kaba.

 “Si vous vous souvenez, j’avais dit que ce procès réservait de très grandes surprises, j’avais dit que si les choses se passent normalement, on va aboutir à une situation où des personnalités civiles et militaires qui, aujourd’hui, ne sont pas citées, peuvent se retrouver devant la justice. C’est ce qui vient de commencer”, a mentionné notre interlocuteur. 

Thierno Amadou M’Bonet Camara

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