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Une vingtaine d’interpellations et plusieurs dégâts matériels à Mamou : retour sur une journée particulière chaude

Bureau du procureur, imapcté par les manifestations

Ce lundi 27 mars 2017 la ville de Mamou a subi la colère des étudiants de l’Institut Supérieur des Technologies de Mamou, qui ont créé la panique dans plusieurs lieux de la ville carrefour, a constaté Mosaiqueguinee.com à travers notre correspondant régional.

Protestant contre la mort de deux de leurs collègues (Ibrahima Sory Mara et Tamba Alhassane Camara), tués dans un incendie, les  manifestants tentaient ce matin d’exprimer leur colère par le biais d’une marche relativement pacifique, qui devait prendre fin au siège de la société electricité de Guinée EDG, qu’ils prennent pour responsable de la mort de leurs collègues. Malheureusement pour eux, c’était sans compter sur la faculté d’anticipation du Directeur de ladite société, qui avait demandé depuis 8 heures, la présence de la gendarmerie pour sécuriser les lieux.

Depuis leur  institut, située dans le quartier Télico, les manifestants ont tout d’abord pris d’assaut les locaux du Tribunal de Première Instance de Mamou, en passant par la base des sapeurs pompiers, avant de se buter à un important dispositif sécuritaire devant le siège d’EDG.

Arrivés en grand nombre avec des slogans comme « EDG zéro ! Justice zero ! », ils ont été dispersés par des gendarmes à l’aide de gages lacrymogènes. Une véritable chasse à l’homme sera vite déclenchée à travers la ville, par une équipe mixte composée de gendarmes et de policiers.

On nous apprend qu’une vingtaine de personne ont été interpellées par les services de sécurité. «Plus de vingt personnes ont été arrêtées. A l’heure où je vous parle on procède à leur audition», a confié le Procureur Général près le tribunal de première instance de Mamou, Me Sidiki Camara à la rédaction de Mosaiqueguinee.Com.

Aucun cas de blessé n’a été pour le moment signalé, mais quelques dégâts matériels enregistrés notamment au TPI de Mamou, où quelques vitres de la salle d’audience, le bureau du procureur ainsi que le pare-brise de sa voiture, ont subi la colère des manifestants.

A noter qu’après trois heures de tension, un calme précaire règne pour le moment dans la ville.

Alpha Mamoudou Barry depuis Mamou, mosaiqueguinee.com.

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