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Stade de Nongo : des concerts accélèrent le processus de désintégration de ce joyeux

Offert par la Chine qui a l’a financé à hauteur de 50 millions de dollars, et inauguré il y a près de 5 ans, le stade de Nongo, au lieu de servir le football et ses acteurs,  sert plutôt à abriter les concerts.  Quel véritable  paradoxe made in guinée !

Cette décision d’y organiser  les méga concerts rime bien avec la volonté affichée par les dirigeants actuels  de la culture, de garantir la promotion de la culture guinéenne, favorisant ainsi l’épanouissement de la jeunesse. 
Si cette initiative aide bien les promoteurs culturels, à amortir leurs  investissements et  à fructifier leurs  capitaux  grâce à la capacité d’accueil du stade (50 mille places assises), elle s’avère  cependant contreproductive  pour des besoins d’usage prédéfinis.
Et pourtant, le département avait refusé que le stade en chantier ne soit un bazar, mesurant peut-être ce qui pouvait advenir. Mais il  cédera enfin  sous l’effet des mêmes carènes destructives, incapables d’assurer leurs rôles pour que ça marche.
A cause de cette incapacité à assurer l’organisation de ces concerts suivant des normes qui pourraient maintenir en état le stade, l’Etat participe à abîmer ce joyeux avec ses partenaires du moments.
Après le dernier concert organisé par la structure Tidiane Word Music,  le visage que présente le stade de Nongo,  de l’intérieur à l’extérieur, est désolant et pousse à la révolte.  
La plus marquante de ces images dégradantes du stade est l’état de sa pelouse et de sa pistes d’athlétisme.
Allez-y voir pour mesurer l’ampleur du désastre et de la bêtise à servir une personne ou un intérêt au  détriment de la chose publique.
Pour organiser un concert dans un stade,  c’est à l’intention des organisateurs et de ceux qui leur autorisent, il est impératif d’utiliser des grandes bâches pour couvrir la pelouse et la piste athlétique dans le but de les protéger du trépignement des spectateurs mais hélas !
Au fil du temps, l’Etat pourrait  dépenser pour la finition de ce stade, autant de sous  que ce qui a servi à sa construction.

Au départ, les dépenses se situaient à moins d’un dizaine de milliards. Aujourd’hui ça avoisinerait  cinquante milliards. Certainement, avec un diagnostic qui prendra en compte l’état de dégradation actuelle (pelouse, tartan, murs fissurés, les toilettes internes et externes, la toiture,  les dalles à l’intérieur .. .) la facture risque d’être trop  salée.

Lamine Mognouma Cissé

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