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TPI Mamou: des peines de 2 à 6 mois de prison contre des étudiants

Le procès des étudiants de l’Institut Supérieur des Technologies de Mamou (IST), arrêtés dimanche dernier alors qu’ils manifestaient dans la rue suite à la mort de deux de leurs collègues (Ibrahima Sory Mara et Tamba Alhassane Camara) dans un incendie, s’est ouvert hier, mercredi 29 mars 2017, au Tribunal de Première Instance (TPI) de Mamou, a constaté notre correspondant régional.

Ce sont au total 21  prévenus dont quatre (4) filles et un mineur de 14 ans, qui ont été présentés à la barre. Ils sont poursuivis entre autres pour des faits de violence, de destruction d’édifices publics et de biens immobiliers, outrage à un magistrat, et participation délictueuse à des réunions non autorisées sur des lieux publics.

Parmi ces accusés, seuls deux ont reconnu certaines accusations portées contre eux. Les autres ont  tout rejeté en bloc.  “Le lundi matin (le lendemain de l’incendie), la direction de l’Institut, en accord avec le conseil des étudiants, a formé une délégation pour présenter les condoléances à la maison mortuaire. C’est ainsi qu’une collecte de fonds à été faite par les étudiants. L’argent a été mis à la disposition de la délégation dont je faisais partie. Mais une fois sur les lieux, nous avons été étonnés de constater la présence de certains étudiants qui voulait descendre dans la rue pour manifester. Nous avons tenté de les convaincre afin qu’ils rentrent à la maison mais malheureusement, certains n’ont pas voulu comprendre”, a expliqué Thierno Lamarana Bah, trésorier au sein du bureau des étudiants.

Par ailleurs, si l’ensemble des prévenus ont reconnu être arrêtés avec la tenue « noir et blanc » qui, selon eux, était symbole du deuil, et reconnu également n’avoir pas respecté les consignes de la direction de l’Institut, tous restent cependant unanimes sur un fait : “On pensait avoir bien fait !”

Appelé à la barre pour s’exprimer sur les charges retenues contre ses étudiants, le Directeur général de l’IST à tout d’abord fustigé leur comportement avant de demander des dispositions atténuantes pour ceux-ci, promettant de réparer tous les dégâts enregistrés.

Dans son réquisitoire, le ministère public, après avoir largement évoqué le comportement des détenus le jour de la manifestation, a déclaré que tous sont coupables des charges retenues à leur encontre.

Il demandera ensuite  au tribunal d’accorder de larges circonstances atténuantes aux prévenus Oumou Barry et Dario Malomou, avant de requérir des peines allant de 3 mois à 1 ans d’emprisonnement avec  sursis et des amendes qui varient entre cinq cent mille et un million de francs guinéens pour chacun des prévenus.

Le Président du tribunal, Me Sidiki Kourouma, a déclaré Mamadou Alpha Diallo et Thierno Lamarana Bah, non coupables des faits qui les sont reprochés.

Cinq parmis les autres ont par contre, été condamnés à six mois d’emprisonnement avec sursis et une amende de cinq cent mille francs guinéens. Six autres écoperont de la peine de 3 mois d’emprisonnement assorti de sursis et une amende de trois cent mille francs  chacun.

Aissatou Kaly Diallo, Kadiatou Diallo, Houssaïnatou Sow, Fara Gilbert Leno, Dario Malomou, Oumou Barry et Faya André Kamano, ont été condamnés à 2 mois d’emprisonnement assorti de sursis et deux cent mille francs guinéens d’amende.

Le tribunal a aussi condamné solidairement les prévenus au paiement de sept millions cent cinquante mille francs (7.150.000 GNF) pour les dommage et intérêt.

A noter que le seul mineur dans le groupe, Mamadou Aliou Bah, élève en  classe de 9eme année, a été confié à ses parents, en attendant son transfèrement dans un tribunal pour enfant.

Alpha Mamoudou Barry correspondant de Mosaiqueguinee.com.

 

 

 

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