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Siguiri : Deux responsables du PADES de Dr Ousmane Kaba  interpellés

Dans la matinée d’hier, dimanche 23 avril 2017, deux responsables locaux du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES)  de Dr Ousmane Kaba ont été interpellés et détenus par la CMIS de Siguiri.

Ce lundi, alors qu’il venait de recouvrer sa liberté,  Aboubacar Camara dit Capi, l’un des responsables arrêtés, a expliqué à la rédaction de Mosaiqueguinee.Com, les circonstances dans lesquelles cette arrestation à forte sensation politique, est intervenue.

Selon lui, cette arrestation est liée à l’inauguration du siège de leur jeune formation politique dans ce bastion du parti au pouvoir.

«On avait adressé une invitation à l’autorité communale et aux autres partis politiques représentés  à Siguiri par rapport à l’inauguration du siège social du parti PADES. (…)  Il était question de faire un match de gala entre les jeunes du quartier le dimanche soir. Mais comme l’autorité communale a dit d’attendre 72 heures, on a annulé les autres événements au profit du sacrifice qui devait se faire au siège.

Hier matin, on était réuni au siège pour le sacrifice lorsqu’on a vu un commis de la commune qui se dit attaché du maire, avec des agents de  la CMIS en nous disant de fermer les locaux et de quitter. C’est ce que nous avons fait et nous sommes allés avec nos militants au domicile de la coordinatrice du parti, Doussou Condé.

Là aussi, la CMIS est revenue, sans convocation ni rien, ils nous ont pris au nombre de deux, le président des jeunes du PADES et moi», expliquera Aboubacar Camara Capi, fédéral de ce parti politique  dans le bouré.

«Alors que nous étions confinés à la CMIS, on nous rapporte que l’autorité communale a dit à la radio qu’on l’a offensée et qu’on l’a insultée. Chose que nous, nous n’avons pas faite.

Finalement on nous a fait libérer ce lundi en nous faisant signer un papier d’engagement sur lequel il est dit de ne plus faire de mouvements politiques sans l’aval de l’autorité communale. Nous on croit qu’on est dans la logique de la loi», a expliqué Aboubacar Camara.

Il précisera tout de même qu’ils n’ont fait l’objet d’aucun mauvais traitement de la part des agents de la CMIS durant leur détention.

Mamadou Sagnane

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