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Système éducatif guinéen : Sidya Touré, très préoccupé, fait des recommandations

Le système éducatif guinéen est en perte de vitesse, il connaît des dysfonctionnements assez sérieux qui handicapent le pays. Le niveau de l’apprenant guinéen  est faible, cela inquiète davantage, surtout certains avertis de la vie politique comme le président de l’UFR qui en fait une priorité et interpelle le gouvernement.

«Aucun pays au monde, je dis bien aucun, ne peut prétendre évoluer si son éducation n’est pas performante… » C’est par ces mots que le président de l’UFR a introduit son message sur les mesures à envisager pour améliorer le système éducatif guinéen.

Invité dans l’émission les Grandes Gueules, ce lundi 08 Mai, le Haut représentant du chef de l’État a dit toute sa préoccupation face à la descente aux enfers de l’éducation et de la formation en Guinée.

«J’avais un professeur d’économie qui, pour chahuter mais en ne chahutant pas, me disais ‘’si on vous demande qu’est ce qu’il faut pour développer un pays ? Vous répondez à trois choses : premièrement l’éducation, deuxièmement l’éducation et troisièmement l’éducation encore’’.  Un peuple qui n’est pas éduqué, vous ne pouvez l’emmener nulle part. Et j’ai l’impression qu’aujourd’hui c’est un secteur qui est quelque peu à l’abandon dans notre pays et il y’a beaucoup de débats mais les réalisations sont  très peu visibles », a-t-il réagi pour poser le problème.

Poursuivant cette réflexion, l’ancien Premier ministre guinéen, ne s’est pas arrêté qu’à la dénonciation, il a aussi apporté des pistes de solutions. Pour Sidya Touré, il est important, voire urgent que les actuels dirigeants organisent de véritables assises l’éducation et la formation. En exemple, il cite l’événement Conakry Capitale mondiale du livre qui devrait être une opportunité.

«Il faut qu’on ait de véritables assises sur ces questions, non pas pour comparer telle éducation à telle autre, tel enseignement à un autre mais de savoir de quelle manière l’école guinéenne peut être aussi performante que les autres  et compétir.   C’est une des questions qui me préoccupent absolument et que je ne cesse d’en parler. Ça tombe bien, nous avons Conakry, Capitale Mondiale du livre, on ne peut pas trouver une grande opportunité que de faire comprendre à nos compatriotes que la lecture c’est l’enseignement, l’éducation, tout ceci se tient».

L’appel de Sidya ne s’est pas que limité aux gouvernants, il a aussi interpellé médias afin qu’ils s’impliquent à travers l’organisation de véritables débats dans ce sens.

«Je souhaite qu’à la fin de mon intervention, ce soit l’une des questions que vous portez le plus. De grâce, qu’on revienne sur cette question et qu’on ait un débat là-dessus et que la Guinée puisse consacrer, je dirais un tiers de son budget de fonctionnement à l’enseignement, à la formation et à l’éducation, C’est la seule chance pour nous, c’est la seule chance pour tout pays au monde mais notamment nous qui avons énormément de retard  par rapport aux pays limitrophes notamment le Sénégal. Nous devons nous pencher sur cette question, afin de trouver une solution», a conclu le président de l’UFR qui, à l’entendre, était très ému, touché et surtout préoccupé par cette situation jugée catastrophique.

Mouminy

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