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La réplique cinglante de Naïté et le processus de mise en place du Conseil National de la Jeunesse

Moustapha Naité, Ministre en charge de la Jeunesse

Malgré les assises qui ont abouti la semaine dernière à la mise en place  d’un organe qui se fait appeler  le Conseil National de la Jeunesse  (CNJ), Moustapha Naïté, ministre en charge de la Jeunesse, a déclaré ce mercredi qu’aucune structure représentative de l’ensemble de la jeunesse de Guinée n’existe pour le moment.  

Après avoir lu une correspondance des organisateurs des assises tenues à Mamou, lui demandant un appui notamment la mise à disposition gratuite de la maison des jeunes de Mamou, Moustapha Naïté a indiqué qu’il a été surpris d’apprendre que cette rencontre a abouti à la mise en place d’un Conseil National de la Jeunesse de Guinée alors que son département est en train de travailler dans ce  sens.

Cette plateforme qui n’a regroupé qu’une infime partie de la jeunesse, a fait savoir le ministre,  n’est pas la seule plateforme. Il citera ensuite quelques reseaux comme Emergence Guinée (60 associations), le RAJGUI (20 associations), le Réseau des Organisation de volontaires en Guinée (40 associations). « Alors dites-moi quelle est la plateforme qui est légitime ? Celle qui vient de s’auto proclamer ? », s’est interrogé le ministre.  

Le Conseil National de la Jeunesse doit être un organe consultatif vis-à-vis des pouvoirs publics et représentatifs de la jeunesse. La mise en place de cette  structure faîtière de la jeunesse, selon le ministre, est l’une des recommandations de la Charte africaine de la jeunesse, ratifiée par la Guinée en juin 2011. C’est aussi l’une des recommandations issues de la Consultation Nationale des Jeunes, organisée en 2015.

Parlant du processus de mise en place de cet organe, Moustapha Naité a expliqué que cela passe par la rédaction de projets de textes juridiques, l’organisation d’ateliers d’appropriation de ces textes dans toutes les régions naturelles, des ateliers d’amendements desdits textes au niveau des préfectures et communes du pays, un atelier national de validation des textes et une large campagne médiatique d’information et d’explication des textes et du processus de mise en place du Conseil National de la Jeunesse.

Le ministère de la Jeunesse, a fait savoir Moustapha Naité,  a un rôle d’encadrement et de supervision dans cette démarche. Aussi, il rassure que ce processus tel qu’il l’a décliné, a été validé par le Conseil des Ministres.

Thierno Amadou M’Bonet Camara

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