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Soguipah : Une entreprise qui bat de l’aile  

La Société guinéenne du palmier et de l’hévéa  (SOGUIPAH) bat de l’aile, et à l’allure où vont les choses,  l’entreprise pourrait tout bonnement perdre des plumes.  

A moins que le gouvernement ne daigne nettoyer les  écuries d’Augias, pour sauver cette poule aux œufs d’or.  Avec la saison des pluies qui s’annonce dans la région  forestière, la psychose est perceptible chez les  populations de Diécké, qui craignent un remake du  scénario de la saison dernière où la route carrossable de  60 kilomètres reliant cette localité à la ville de N’Zérékoré  était devenue impraticable aux véhicules.  

Il fallait recourir aux motocyclettes (taxis motos) ou faire  un détour par Péla (village d’origine de Paul Pogba,  international français), en parcourant cette fois 80  kilomètres, pour gagner la capitale forestière.  Un véritable chemin de croix pour les habitants de cette  sous-préfecture qui abrite pourtant le site de la  SOGUIPAH, leader dans le secteur de l’agro-industrie de  notre pays.

Il avait fallu que les chauffeurs des camions de transport  du coagulum et de l’huile de palme, pour le compte de  l’entreprise, menacent d’interrompre les rotations entre  Diécké et Conakry, pour que la route soit réhabilitée, à  l’époque.  Cela prouve à suffisance que la direction générale de la  SOGUIPAH a bien d’autres priorités que d’entretenir des  tronçons.  

Des priorités qui portent sur des projets comme la  construction d’une salle polyvalente à coups de milliards  de nos francs. Cette infrastructure est déjà qualifiée  d’éléphant blanc par certains observateurs, alors qu’elle  n’est même pas achevée.  Sur le chantier de l’ouvrage, des architectes italiens,  coréens et espagnoles se relaient à un rythme effréné.  

Sans oublier les Marocains.  A ce niveau, il faut d’ailleurs dire que la directrice de la  SOGUIPAH serait très proche de « Itqane », cette  entreprise marocaine qui a rénové le palais Mohamed V,  et qui a dorénavant pignon sur rue dans la cité.  Avec des contrats qu’elle parvient à rafler, comme par  magie. C’est le cas du côté de Nongo et à Téminétaye.  

Il faut rappeler que le contrat de rénovation du palais des  Nations avait été passé à Mme Mariama Camara, sous le  règne de Lansana Conté. Elle avait fait appel à  l’expertise du grand architecte sénégalais Pierre  Goudiaby, PDG de ATEPA.  

Pierre avait alors déployé une main d’œuvre coréenne  (Pyongyang) sur le chantier.  Le chantier avait fini par souffrir, on ne sait pour quelles  raisons. Puis les Marocains viendront pour donner le  coup de fion. Avec la bénédiction bien sûr de dame  Camara.  Pendant ce temps, la SOGUIPAH, ce fleuron de l’agro- industrie avec près de 4000 employés, pique du   nez.

A suivre…

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