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Guinée: 5 grandes recommandations pour la mise en place d’un nouvel Organe de Gestion des Elections en 2019

De la gauche vers la droite, l’envoyer de l’OIF et le MATD

Trois jours d’échanges et de prises de positions entre Opposition, mouvance présidentielle, ministère de l’Administration du Territoire, CENI  et partenaires techniques et financiers, ont abouti à cinq grandes recommandations devant servir de base à la réorganisation institutionnelle du processus électoral en Guinée.

Ces recommandations, lues par Dansa Kourouma, membre de la délégation de la société civile, sont les suivantes : revoir les modalités de désignation et fixer les critères de  compétence des membres de l’organe d’organisation des élections en Guinée, Garantir l’indépendance des membres de l’organe de gestion des élections de manière à les mettre à l’abri du besoin et des pressions extérieures, rendre totalement à l’OGE son autonomie budgétaire et le soumettre à l’obligation de reddition des comptes, mettre à disposition une expertise de nos partenaires au développement sur l’élaboration de la nouvelle loi sur la CENI en République de Guinée, favoriser l’émergence de cadres de concertation et de réflexion en appui à la réforme du système électoral envisagé.

Dans son discours, le ministre en Charge de l’Administration du Territoire, organisateur de l’atelier, a indiqué que ces recommandations seront prises en compte dans le cadre des réformes qu’il faut entreprendre avant 2019, année à laquelle l’actuelle équipe de la CENI verra son mandat échu.

«Il fallait donc de la matière à réflexion pour que ce ne soit pas en 2019 qu’on se dise quel est l’organe de gestion des élections dans notre pays. Etant entendu que chacun est  d’accord qu’il faut améliorer notre système électoral. Cet atelier va être le grain à moudre pour pouvoir aller à  un organe qui fasse la fierté des Guinéens», a indiqué le ministre Bourema Condé.

La Guinée fera-t-elle comme le Sénégal dont l’exemple de gestion mixte des élections  a été enseigné aux participants ? Le ministère avait mentionné cet aspect parmi les sujets à débattre avant de l’éliminer à la demande de l’opposition qui est opposé à toute idée d’impliquer le ministère de l’Administration. «Mais dans les débats c’est revenu parce qu’il fallait bien que les gens sachent que ça existe ailleurs», se réjouit précisé le ministre.  

Thierno Amadou M’Bonet Camara

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