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Violences de Kamsar : L’inexplicable révolte d’une population toujours exemptée de facture d’eau et d’électricité (Analyse)

Une nouvelle perte humaine de trop, et du gâchis ! Du gros gâchis à nouveau à l’occasion d’une énième ébullition qui a touché une partie de la Guinée, en ce mois de ramadan. Un mort par balle, des édifices publics saccagés, des biens de particuliers endommagés, c’est le triste bilan des violences qui ont éclaté et secoué la petite ville minière de Kamsar, ce vendredi 09 juin 2017.

A l’origine des violences, une manifestation de jeunes mécontents des perturbations survenues dans la desserte en courant électrique à Kamsar village, avec pour exigence, le rétablissement immédiat de la fourniture régulière du service.

En attendant d’entendre une autre ou d’autres revendications, jusqu’au moment où nous mettions cet article en ligne, la seule qui a été brandie par les jeunes manifestants, était le retour du courant comme à l’accoutumée, bref une fourniture régulière et correcte.

Parce que les populations de Kamsar village, cette étendue de vie qui s’est greffée à la Cité, où habitent les travailleurs de la CBG, sont des ‘’enfants gâtés’’ de la République, habitués que les alouettes leur tombe toutes cuites, habitués à avoir tout à portée de main, gratuitement, du moins, en ce qui est de l’eau et de l’électricité, ils ne peuvent admettre, ils ne peuvent se farcir, d’en être privés, un tantinet de jours.

D’où cette manif des plus saugrenues, des plus inexplicables. Autrement, comment comprendre que des gens qui n’ont jamais payé de facture d’électricité ni d’eau, parce que c’est l’Etat qui a toujours payé la note à leur place, puissent se soulever à cause seulement de 48 heures de délestages ?

En effet, il y a seulement 48 heures voire 72, que deux des Groupes de la CBG, qui alimentent tout Kamsar en courant, sont tombés en panne.

A grand renfort de communiqués radiodiffusés, les populations en ont été informées, informées aussi de tous les efforts qui étaient en cours pour réparer les Groupes électrogènes défectueux, en vue d’un rétablissement rapide de la desserte.

Il n’en a pas fallu plus pour qu’un groupuscule d’individus, plus guidés par un dessein diabolique que par un mobile objectif de revendication, descendent dans la rue, barricadent toutes les voies, bloquent la circulation, caillassent des engins, et saccagent des édifices publics.

S’il n’y a pas que de sordides mobiles derrière ces violences gratuites, celles-ci ne sauraient s’expliquer par rien.

Enfin, il est à noter que la revendication à l’origine des violences de ce vendredi, ne concernait pas le ministère des mines et ses structures présentes dans la ville (Anaim et autres), il s’agissait de courant électrique, donc une revendication qui s’adresse au ministère de l’Energie.

Demba Sidicki

 

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