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UFC-RDIG-NFD en alliance (FAD) : Réaction d’orgueil ou organisation stratégique, des anciens alliés de l’UFDG ?

« On ne va plus jamais remorquer des partis pour les élections locales à venir », c’est la mauvaise nouvelle à la tonalité dédaigneuse pour les alliés de l’UFDG, annoncée par le vice-président de ce parti, Dr Fodé Oussou Fofana, lors d’une assemblé générale du parti à son siégé de la minière.

Cette décision, le patron du parti l’a aussi réitérée sans ambiguïté à ses collaborateurs de l’opposition républicaine qui compteraient sur leur « largesse » supposée.

C’était à l’occasion d’une des plénières de la même opposition, nous a-t-on rapporté.  Ces cadres de l’UFDG, justifieraient leur décision par les attitudes, jugent-ils, rebutantes de l’UFR dont ils disent avoir aidé à gagner beaucoup de circonscriptions électorales et des leaders qui ont décidé après être élus députés à l’assemblée nationale, d’œuvrer à l’hémicycle en faveur de l’intérêt exclusif de leurs partis respectifs.

Ces arguments sont bottés en touche par des responsables des partis de cette nouvelle alliance, qui s’estiment plutôt avoir été mal récompensés par leur ancien allié.

En creusant au plus profond, et en passant en revue les relations anciennes entre l’UFDG et ses anciens alliés, les efforts des uns pour les autres, ne peuvent être facilement brocardés.

Pour en rappeler, si besoin en était :

Depuis 2010, le Président des NFD, Mouctar Diallo, est resté constant derrière un homme en dépit, tout d’abord de la règle établie par le gouvernement de transition auquel il a appartenu, une règle qui interdisait à tout ministre d’alors de faire allégeance à un parti ;

Puis en dépit de la volonté des cadres de son parti, dont la plupart l’ont quitté à ce jour à cause de sa position obsessionnelle en faveur de Cellou.

Dans certains milieux, on entend des militants des NFD regretter leur alignement, mais le responsable du parti, lui, assume ses choix du passé, mais assure vouloir tracer un nouveau chemin.

C’est le même sentiment de regret pour avoir perdu trop de temps à l’UFC, où l’on soutient que le parti et son leader Aboubacar Sylla, sont restés fidèles et constants, derrière une conviction qu’ils ont pleinement partagée avec Cellou jusqu’à ce moment de déclic qui marque des divergences d’appréciations et de points de vue entre eux.

Jean Marc Téliano par contre a été un allié de circonstance qui estime aussi pour sa part avoir beaucoup apporté à l’UFDG.

Se dépêtrer, s’extraire d’une collaboration qui n’a que trop profité à un seul partenaire, pour retrouver une certaine identité et une certaine indépendance, loin de sonner comme le début d’une réorganisation de l’opposition, comme le prétend El Hadj Cellou Dalein, sembler plutôt être, conviennent des observateurs, l’expression de frustrations longtemps contenues.

Il y en a qui pensent aussi que cette nouvelle alliance, sonne juste comme un alibi vers un chemin contraire, du moins vers une destination qui s’écarte de l’opposition, peut-être de l’opposition radicale, sa forme actuelle

Le trio dissident, comme on peut bien les désigner désormais, qui souhaite voler désormais chacun de ses propres ailes, a un défi à relever. Non pas s’affirmer dans le landerneau politique, étant tous connus, mais plutôt se battre sur le terrain pour démentir ceux qui pensent qu’ils pèsent un poids plume.

En tout cas, cette alliance isole d’avantage L’UFDG et risque alors de l’esseuler dans un combat pour l’alternance qu’elle ne pourra seule mener.

ML Cissé

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