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Aboubacar Sylla insiste : «on ne peut pas être autour de la table et manifester»

Depuis la conférence de presse du lundi dernier, celle marquant le lancement officiel d’une nouvelle alliance, dénommée ‘’Front pour l’Alternance Démocratique’’, dans laquelle, il s’est engagé en compagnie des sieurs Mouctar Diallo des NFD et Jean Marc Telliano du RDIG, Aboubacar Sylla, semble, soudain devenu, une cible à abattre pour l’UFDG.
Des responsables de ce parti, donnent l’impression de vouloir anéantir un ancien allié devenu encombrant, donc le considère aujourd’hui comme un adversaire, peut être pas au même titre que le Président de la république, mais un adversaire sérieux, nuisible à cause de son talent oratoire, mais aussi de son statut d’ancien Ministre dont il va désormais devoir faire bon usage en ventant lui aussi, comme le font les autres, ses acquis pendant qu’il était en fonction, des acquis qui ne manquent point. A contrario, qui foisonnent !
L’absence du Président de l’UFC aussi coordinateur du FAD, à la dernière plénière de l’opposition républicaine, n’est pas fortuite.
Elle est la conséquence du manque de concertation dans la prise des décisions au sein de l’OR. Les décisions étant toujours prises de manière unilatérale par l’UFDG. Une attitude dont s’est plaint Aboubacar Sylla, interrogé samedi par notre reporter.
Trêve de bavardages ! Nous vous proposons de le lire ci-dessous, in-extenso :
« Quand on élaborait notre programme des manifestations il y a deux mois, il y avait nécessité de manifester, par ce que nous étions dans une situation de blocage total.
Il n’y avait plus de réunion du comite de suivi qui avait interrompu ses réunions il y a 3 mois, le code électoral était en perdition, on ne savait pas où il était, du coté de la présidence où du côté de la cour constitutionnelle. La CENI refusait de participer aux travaux du comite de suivi. L’indemnisation des victimes restait aléatoire, on en parlait que verbalement, dans la pratique, grand-chose n’était encore pas fait.
Donc on s’est dit qu’on est dans une situation de blocage total, qu’il fallait donc manifester. Nous avons fait un programme très clair avant le mois de Ramadan et pendant le mois de Ramadan.
Nous avons dit que pendant le mois de carême, nous allions procéder à des meetings tournants dans les cinq communes. Il se trouve que malheureusement, du fait de l’absence prolongée du chef de file de l’opposition, qui s’est absenté pendant 2 mois presque d’affilée, on n’a pas pu respecter cet agenda… entre temps la situation avait évolué sur le terrain.
Nous du FAD, on a dit à notre conférence de presse du lundi dernier, qu’il fallait à notre prochaine réunion que nous réévaluons la situation pour juger de la pertinence d’organisation en ce moment des manifs. On ne manifeste pas pour manifester, on manifeste, c’est quand il y a blocage, car les manifestations sont très couteuses pour l’opposition en termes de pertes en vie humaine et de dégâts matériels ; elle est alors, l’arme fatale pour l’opposition…nous nous avons estimé que la situation a changé entre temps, du fait de l’absence du chef de file.
Le chef de file est rentré, il est allé à l’AG de son parti, sans se concerter avec nous, et annoncer que la réunion prochaine de l’opposition républicaine devrait être dédiée à l’élaboration d’un calendrier pour les manifs. C’est ce qui explique notre absence à cette réunion. Nous avons estimé qu’aujourd’hui, les conditions ne sont plus valables qu’elles prévalaient il y a deux mois. Si l’agenda a changé, bien évidemment, ce n’est pas de notre faute, nous étions à Conakry.
Il n’y a pas de blocage. Le comité de pilotage a repris ces réunions, on a eu deux séances déjà. Le code électoral, on connait son sort aujourd’hui, la CENI a commencé à participer aux travaux, en ce qui concerne l’indemnisation des victimes, on nous a dit au comité de suivi que la liste déposée par l’UFDG est partielle et qu’il fallait que l’UFDG l’a complète et que d’ici la prochaine session du comité, que cette liste sera complétée et que avant la fin du mois, les indemnisations auront lieu. Nous nous rendons compte que les choses bougent, nous avons dit qu’il n’y a pas de blocage. On ne peut être au tour de la table et manifester »
Certainement, ceux qui estiment qu’il y a anguille sous roche, ou tête-à-queue de la part de la nouvelle alliance, devrait en être édifiés.
Le coordinateur ici, comme il sait le faire depuis qu’il est porte-parole de l’opposition, voici 6 ans, a prouvé le contraire, mais le commentaire est libre !!!
ML Cissé

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