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Mamou : Taxi-moto, une alternative à plusieurs difficultés pour les chômeurs

Le taxi-moto devient une activité qui emploi le plus de jeunes dans la commune urbaine de Mamou. Dans la corporation, on retrouve des jeunes et  des adultes pour des raisons plus ou moins distinctes.

Dans la commune urbaine, le visiteur est tout d’abord marqué par un nombre considérable de jeunes taxi-motards, regroupés dans les différentes artères de la ville, à l’attente des clients.

Pour certains, c’est juste pour le besoin mais pour beaucoup, l’activité est plus qu’un métier et ce, en dépit des nombreux risques et difficultés qui s’y rattachent.

«J’ai opté pour ce métier parce que je n’ai pas le choix. Si  j’avais un autre métier, c’est ce que j’aurais fait. Mais vu le chômage galopant,  on fait ce métier pour satisfaire nos besoins », confie un taxi-motard qui a préféré rester sous le sceau de l’anonymat.

Cependant, les risques liés au métier sont énormes. Au Marché Avaria, situé à moins de 10 mètres du commissariat central de Mamou sur la route nationale, les nombreux taxi-motards qui s’y retrouvent occupent une bonne partie de la route, créant d’énormes bouchons parfois.

«Ici nous somme exposés à tous les de risques. Si deux camions se croisent, on est obligé de quitter les lieux jusqu’à ce qu’ils passent pour revenir après. La route est très restreinte», laisse entendre Alpha Diallo.

A ces risques, s’ajoutent certaines difficultés, comme les tracasseries policières. Certains dénoncent le comportement des agents de la police routière, qui selon eux, réquisitionnent leurs engins pour mauvais stationnement, en leur imposant des amendes parfois très élevées.

«Parfois, les policiers nous surprennent et retirent les clefs de nos motos. A leur base, ils nous font payer de l’argent », ajoute Alpha Diallo.

Interrogé par la rédaction locale de Mosaiqueguinée.com, le chargé de la prévention routière à la police de Mamou, apporte des précisions.

«Depuis longtemps, on a mis des plaques de stationnement qui indiquent où les taxi-motos  doivent s’arrêter. Mais vous savez, le Guinéen ne respecte pas la loi. Là où ils doivent garer, ils ne garent pas là-bas. A chaque fois on les chasse mais ils ne respectent pas», confie le capitaine Josèphe Haba.

A noter qu’à Mamou, les taxi-motards forment deux groupes. Les uns se réclament de la CNTG, les autres de l’USTG.

Alpha Mamoudou Barry, Mamou pour Mosaiqueguinee.com.

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