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Pêche artisanale : le vice-président de l’association des jeunes pêcheurs artisans interpelle l’Etat

Un litige a récemment éclaté entre des Coréens et des Chinois dans plusieurs débarcadères de la ville de Conakry. Les premiers accusent les Coréens de détourner leurs clients. L’affaire avait été portée devant le ministre des Pêches d’alors.

Dans un entretien accordé à notre rédaction, le vice-président de l’association des jeunes pêcheurs artisans de Guinée (AJPAG), Idrissa Kallo, a interpellé l’Etat sur les dangers qui guettent ce secteur.

«Le problème qui est né entre les Coréens et les Chinois, ce sont les premiers qui étaient au niveau de la pêche artisanale depuis plusieurs années. Avec la réglementation opérée au niveau de la pêche industrielle après la sortie de la Guinée de la liste noire des pays non-coopérants, ces chinois ont migré vers la pêche artisanale. Pour récupérer le marché jusque-là dominé par les Coréens, ils ont augmenté le prix d’achat du poisson avec les pêcheurs artisanaux de 10 mille à 150 mille francs guinéens le kilogramme.  Donc tous les pêcheurs sont partis vers eux. C’est pourquoi les Coréens ont porté plainte contre ces chinois auprès de l’ancien ministre des Pêches, qui a transmis le dossier au chef de l’Etat», a rappelé le vice-président de l’AJPAG.

D’après lui, le Président de la République a instruit au Haut Commandement de la gendarmerie nationale de fermer toutes les agences appartenant aux Chinois et aux Coréens concernés jusqu’à nouvel ordre. Idrissa Kallo suggère à l’Etat de réglementer le secteur de la pêche artisanale avant de rouvrir ces agences. Car, dit-il, ces Chinois et Coréens ne sont qu’à la recherche d’une espèce de poisson, qui est menacée de disparition.

«L’Etat s’est désengagé au niveau de la pêche artisanale qui n’est d’ailleurs pas subventionnée. Le type de poisson Otolite, communément appelé Bombê, c’est de l’or et du diamant pour les Coréens et les Chinois. Donc aujourd’hui notre ressource est menacée. Notre cris de cœur envers nos décideurs aujourd’hui, c’est de les demander de réglementer ce secteur. Sinon on ne va pas s’en sortir. Ensuite, avant de rouvrir ces installations, nous demandons à l’Etat d’associer les acteurs de la pêche artisanale», a plaidé Idrissa Kallo.

Espérons que ce plaidoyer tombe dans de bonnes oreilles.

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