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Installation des démembrements de la CENI : quand la gourmandise de l’UFDG pose problème à Pita

Me Salif Kébé, pfrésident de la CENi

C’est le retour d’un vieux démon qui risque de brouiller à nouveau les relations entre l’UFDG et d’autres partis d’opposition dont le PEDN, les NFD, le PGRP et l’UGDD. C’est aussi un test majeur pour le nouveau président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Le parti du chef de file de l’opposition veut toujours se tailler la part du lion dans le partage des sièges accordés à  l’opposition au sein de la CEPI et des CESPI  de Pita. Le pire, c’est lorsque le responsable fédéral de l’UFDG, en même temps maire de la commune urbaine, veut donner des ordres à l’institution électorale indépendante.

 Alors qu’une liste, prenant en compte tous les partis d’opposition présents sur le terrain avait été adoptée par les formations politiques concernées, l’UFDG est revenue après pour dénoncer cette liste et imposer une autre. 

Le principal parti d’opposition réclame un peu plus de sièges pour lui, permettant d’avoir des représentants à lui au niveau de tous les 12 démembrements. Tant pis pour les autres partis qui vont perdre des sièges.

Selon nos informations, un courrier adressé au président de la CENI, demande à Me Salifou Kébé de procéder enfin à l’installation des différentes équipes de cette circonscription électorale. Et, c’est d’ailleurs la partie la plus grave du courrier, l’expéditeur demande à ce que la commissaire Hadja  Ratoumalaye Bah, celle qui est chargée de la zone, soit remplacée par quelqu’un d’autre.

L’ex ministre de l’Industrie et des PME, devenue commissaire à la CENI, s’est toujours opposée à cette volonté de l’UFDG. Elle qui est chargée de la zone, avait fait savoir qu’elle n’accepterait pas, comme prévu d’ailleurs par la loi,  de laisser l’UFDG s’attribuer les sièges accordés aux autres partis. C’est tout son pêché !

Une décision finale n’a pas été prise, mais selon nos informations, tout porte à croire que le nouveau président de la CENI risque de céder à la tentation d’affaiblir l’institution en obéissant « aux ordres » de l’UFDG.

Toutes nos tentatives pour joindre le président de la CENI et le maire de Pita, sont restées vaines. Nous avons quand même pu joindre au téléphone, le chargé de communication de l’Institution électorale qui a fait savoir que le sujet a été débattu lors d’une plénière tenue hier mercredi.

« Madame la commissaire a été récusée, mais la CENI va régler ce problème. Une équipe s’y rendra à partir du 15 octobre pour procéder à l’installation des démembrements », a sèchement répondu Charles André Soumah.

Nous y reviendrons !

M’Bonet

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