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Kankan : le grand oral de Cellou Baldé, député de l’opposition

En sa qualité de représentant des partis de l’opposition à un forum public tenu mercredi 18 octobre 2017 à Kankan, dans le cadre de l’explication du processus de mise en oeuvre de l’accord du 12 octobre 2016, Mamadou Celou Baldé,  député uninominal de Labé, s’est exprimé en optimiste prudent.  C’était en présence du ministre Bouréma Condé, président du comité de suivi dudit accord. 

Dans son discours, l’opposant s’est réjoui de la coexistence pacifique entre les partis de la mouvance présidentielle et ceux de l’opposition à Kankan. Le député uninominal de Labé reconnaît ensuite «des avancées» dans la mise en œuvre de l’accord politique du 12 octobre 2016, mais il s’est aussi montré inconsolable par rapport à des retards qui persistent par endroits.

 «Il y a eu des avancées dans la mise en œuvre de certains points, mais il y a des retards  dans l’application d’autres points. C’est le cas des élections locales initialement prévues au mois de février 2017, ça n’a pas été le cas. Nous espérons vivement que ces élections auront lieu le 4 février 2018. Aussi, par rapport à l’audit du fichier électoral,  les conclusions devraient aboutir au dépôt du rapport provisoire le 31 mai passé. Il y a un retard à ce niveau, au même titre que l’indemnisation des victimes qui devait démarrer le 30 juin dernier. L’examen d’une proposition de loi qui devrait conduire à l’adoption d’une nouvelle loi sur la CENI pour qu’après les élections locales, nous puissions avoir une nouvelle CENI avec un fichier électoral audité et corrigé par la CENI pour nous permettre d’aller dans la sérénité à l’organisation des élections présidentielles en 2020,  n’est pas fait. L’identification, la poursuite des auteurs et des commanditaires des violences politiques, il n’y a pas un début de mise en œuvre », dénonce Mamadou Celou Baldé.

Pour le député uninominal de Labé, la tenue des élections locales est indispensable pour le développement des collectivités à la base. «Il faudrait que nous ayons des élus locaux et non des nommés locaux parce que s’il faut qu’il y ait des activités à la base, il faudrait qu’on mette en avant le processus de décentralisation. En dehors des enjeux politiques, il y a des enjeux énormes de développement. C’est pourquoi nous devons aller à ces élections », a-t-il lancé.

Des préfets, sous-préfets et autres représentants des collectivités locales et des membres de la société civile ont pris part à cette rencontre. 

Mamadi CISSE, Correspondant régional de Mosaiqueguinee.com

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