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Affaire Koula : Alpha Boubacar Bah charge les associations de presse et l’ex-employeur du journaliste

L’assassinat du journaliste Mohamed Koula Diallo, le 05 février 2016, avait suscité de l’émotion et un grand élan de solidarité au sein de la corporation.

Après plus d’un an, le procès est ouvert au TPI de Dixinn, mais lors des audiences, qui sont devenues  une véritable tribune politique, le cas de notre confrère est noyé au profit de l’autre volet de l’affaire, opposant  l’UFDG et son ancien vice-président qui accuse le camp de Cellou Dalein Diallo de tentative d’assassinat contre sa personne.

Devant des journalistes ce dimanche 22 octobre 2017, dans les locaux de Mosaiqueguinee.com, Alpha Boubacar Bah, Responsable  de la communication de l’UFDG, a chargé les associations de presse et l’ex-employeur de Koula.

Lisez !

«(…) Le procès est ouvert le 31 juillet 2017 et malheureusement, tous ces médias et toutes ces associations de presse, qui se sont indignés le jour de l’assassinat et après, personne ne s’est porté partie civile. La seule partie civile qu’il y a là-bas, c’est Bah Oury.

Malgré l’annonce qu’elles avaient faites, de se porter partie civile, les associations de presse ne sont pas présentes. Lorsqu’il y a audience, toute la presse est présente, mais c’est pour couvrir ce que dit Bah Oury. L’employeur, qui s’est acharné contre moi comme je l’ai dénoncé, censé être le premier à être là-bas, il n’y est jamais présent. Jamais, on n’a vu Ibrahima Sory Traoré là-bas, malgré toutes ses larmes (…) Ce sont toutes ces questions qui mettent en doute la sincérité des uns et des autres, la sincérité de ce procès et l’objectif même de cet assassinat. 

Le procès a complètement dévié. Bah Oury ne devait pas être partie civile dans cette affaire. Dans l’affaire Koula, c’est soit la famille de Koula, soit les associations de presse soit l’employeur de Koula ou encore la société civile. Mais pas celui qui est directement concerné et qui est accusé même d’être coupable.

On ne peut pas faire une jonction jusqu’à ce qu’un suspect soit transformé en partie civile. Lorsqu’on lui demande, il ne parle que de lui, c’est choquant, on ne parle pas de Koula dans cette affaire. On parle de Koula comme un dommage collatéral, comme quelqu’un qui était à une place malheureuse. L’aspect Koula est totalement noyé. Même dans la presse, on ne parle plus de Koula dans ce procès.»

Transcrit par Thierno Amadou M’Bonat Camara

 

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