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SENACIP 2017 : Le sabordage jusqu’au trognon ! (Billet)

Plus qu’une petite semaine, pour être exact, nous sépare du lancement des activités de la SENACIP 2017, deuxième du genre.

Le moins qu’on puisse dire à quelques jours de cet événement dont l’importance n’est plus à démontrer, c’est l’absence totale d’engouement, une situation due au sabordage systématique orchestré à dessein pour faire capoter une initiative, parce qu’elle est portée par un ministre dont la tête ne plaît pas à ceux qui tiennent les cordons de nos bourses.

Même le coup d’essai de l’année dernière, n’a pas manqué d’autant de présence et d’engouement. Aussi bien dans les médias qu’à travers d’autres supports de communication, ainsi que dans les débats aux cafés et aux coins des rues, on parle peu ou presque pas de la SENACIP.

La raison, toute simple, le plan machiavélique de sabotage, aura été tellement fumant que la ‘’diète financière’’, souhaitée par les conspirateurs, a si bien fonctionné qu’aucun radis n’a été mis à la disposition de l’organisateur, le ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté, jusqu’à moins de dix jours de l’événement.

Il y a eu d’abord l’appel du ministre souffre-douleur de ses pairs, Mohamed Lamine Doumbouya du budget à son homologue Kalifa Gassama Diaby, informant celui-ci, que sur les 8 milliards et demi de budget, entériné en conseil des ministres, en présence du Chef de l’Etat, seulement 4 milliards de nos francs, allaient être affectés, dans le concret, à l’organisation de l’événement. Contraintes budgétaires, mon œil !

Ensuite, le gros retard orchestré sciemment, dans le déblocage des fonds. Vous avez dit 4 milliards, Ok, mais pourquoi avoir attendu jusqu’au dernier moment pour débloquer les fonds ?

Pis, précision très importante, sur les 4 milliards annoncés, le ministère du budget, indique que 2 milliards et demi, seront pris sur le budget de fonctionnement du ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté.

En clair, seuls 1 milliard et demi, ont été en réalité, débloqués par le ministère du budget, sur les 8 milliards et demi, entérinés en conseils des ministres. Où est le sérieux de l’Etat ? Que valent les décisions prises à la faveur des conseils de ministres ? Que vaut la parole présidentielle dans ce pays ?

C’est dommage ! C’est frustrant, c’est démotivant, c’est honteux !

Si tout cela s’expliquait par des calculs ou visées politiques, on pouvait y voir une once de sens, même déraisonné, mais lorsqu’il n’y a que de la mauvaise foi comme seul élément d’appréciation de l’attitude de ceux qui ont planifié ce sabordage systématique, on tombe en pâmoison !

Pour finir, trois observations à relever par rapport à ce constat amer comme chicotin :

Primo : on a un premier ministre ectoplasme, fantôme pour ne pas dire, infichu de faire exécuter une décision du conseil des ministres.

Deuxio : Si on savait que le budget proposé par le ministère de l’unité nationale pour organiser cette 2ème édition, qui, soit dit en passant, intègre plusieurs innovations cette année, était de trop, pourquoi ne lui avoir pas signifié cela, et convenir du rabotage qui s’imposerait en pareilles circonstances, avant d’avaliser le projet de budget. C’est de l’hypocrisie tout simplement !

Tertio : Si le Chef de l’Etat lui-même, a laissé faire, cela veut dire tout simplement qu’il est complice du sabotage orchestré.

Quoi qu’il arrive, le vin est tiré, il faut le boire ! Rien, absolument rien, n’entamera la volonté ardente des organisateurs, cette 2ème édition vivra, au grand dam des saboteurs de la République !

A bon entendeur, salut !
Aboubakri

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