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Activisme artistique : des étudiants de l’ISAG émerveillent des professionnels ouest-africains et américains

Louis Isidore Bangoura, artiste plasticien

Lundi 18 décembre 2017, le siège de l’association culturelle La Muse a servi de cadre à une exposition d’œuvres d’arts réalisées par des étudiants de l’Institut des Arts de Guinée (Isag). C’était en présence d’une vingtaine de professionnels de l’art, venus de la sous-région ouest africaine et des Etats-unis.

« Ce sont deux choses qui nous réunissent içi ce soir. D’abord nous accueillons une formation sur l’utilisation de l’art pour l’activisme. Une formation animée par le centre pour l’activisme artistique basé à New York, ce qui est une première en Afrique de l’Ouest.

12  artistes venant d’autres pays de l’Afrique de l’ouest et six artistes guinéens participent à cette formation », a expliqué Bilia Bah, Directeur de l’association La Muse.

Mais avant le démarrage de ce séminaire, des étudiants de l’Institut des Arts de Guinée (Isag) avaient bénéficié d’une formation sur la bonne gouvernance à la faveur d’un atelier organisé à cet effet.

Là aussi, l’objectif était d’outiller ces professionnels en herbe, de connaissances de base sur la bonne gouvernance afin que leurs œuvres d’arts de demain fassent la promotion de la bonne gouvernance.  Des montants en guise d’aide à la création leur avaient également été remis.

« On a profité de ce deuxième jour de formation pour que ces étudiants de Dubréka puissent exposer leurs œuvres  créations », a indiqué M. Bah.

L’autre objectif visé par La Muse, en amenant ces étudiants à exposer leurs créations devant des professionnels confirmés de la sous-région et des USA, était de créer un lien entre eux et ce monde réel de pratiquants de l’art qu’ils sont en train d’apprendre.

Bilia Bah, Directeur de l’association La Muse.

Louis Isidore Bangoura, artiste plasticien, est l’un des bénéficiaires de cet atelier. Comme tous les autres, il a  présenté ce soir des  œuvres, au nombre de deux, qui ont d’ailleurs attiré l’attention du public. L’une parle de la vindicte populaire, un phénomène qui doit cesser selon l’auteur. L’autre met en relief  les conditions carcérales assez difficiles dans certaines prisons. « Avant cette formation, je n’avais pas certaines notions des rapports entre gouvernants et gouvernés », avoue-t-il.

« Il y a un politicien qui disait : Guinea is Back, nous essayons de mettre ce slogan en valeur », nous a confié le Directeur de l’association La Muse.

Ce mardi matin, la formation de cinq jours, reprend pour la vingtaine d’artistes, après une soirée de partage avec les étudiants de Dubréka, pleins de talents et d’énergie. Ladite formation, il faut le signaler,  est rendue possible grâce au soutien d’Art Exchange, une structure basée elle aussi à New York et OSIWA-Guinée.

M’Bonet

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