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Plainte des journalistes contre l’escadron mobile N°3 de Matam : où en sommes-nous ?

Déposée depuis le 16 novembre 2017 auprès de la cour d’appel de Conakry et enregistrée sous le numéro 735 à 13h 45minutes très exactement, la plainte des journalistes contre les officiers de police judiciaire de l’escadron mobile numéro 3 de Matam continue de souffrir dans les tiroirs de la justice au grand dam des plaignants.

Contacté par la rédaction de Mosaiqueguinee.com ce mercredi, 31 janvier 2018, l’avocat des journalistes Me Thierno Souleymane Diallo qui dit avoir effectué un déplacement hier mardi dans les locaux de la cour d’appel pour savoir quelle est la suite qui a été accordée à cette plainte, dit constater que le dossier traîne et serait en passe d’être classé sans suite comme l’ont été nombre de dossiers dans ce pays. Il demande ainsi aux journalistes de mettre la pression pour que le dossier avance et quitte l’état léthargique dans lequel l’a plongé la justice guinéenne.

« J’étais à la cour d’appel hier mardi vers les 17h. Je me suis vu avec le procureur général, mais rien n’a été fait jusqu’à maintenant. Nous les avocats, ce qu’on peut, c’est de leur écrire pour leur rappeler à nouveau. Mais, il faut qu’il y ait la pression des journalistes sinon, ils ne feront rien ! Ça c’est sûr et certain », a déclaré Me Thierno Souleyname Baldé, l’avocat des journalistes dans cette affaire.

Alors que le porte-parole de la Gendarmerie nationale, Colonel Mamadou Alpha Barry affirmait récemment que la procédure suit son cours normal et que bientôt le procès aura lieu, Aboubacar Camara, le secrétaire général de l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI) que nous avons également joint s’inscrit en faux à ces déclarations et dit que l’URTELGUI n’a jamais été contacté ni par la gendarmerie encore moins par la justice.

« Colonel Barry, le porte-parole de la gendarmerie nous a fait savoir à travers les réseaux sociaux que les deux (2) commandants de l’Eco 3 de Matam avaient été auditionnés. Nous, en tant que plaignants, nous n’avons été contactés ni par la gendarmerie ni par la justice pour nous dire voilà le dossier que vous avez déposé et c’est la suite que nous vous donnons. Nous restons jusqu’à présent sur notre faim et nous espérons  que la justice jouera son rôle. Lorsque vous déposez une plainte contre une entité, à partir du moment où le dossier rentre dans sa phase d’inspection, il faut attendre que les enquêtes finissent. Ce que nous regrettons c’est la lenteur. Cela fait deux (2) mois depuis qu’on a déposé cette plainte, mais jusqu’ à présent rien n’est fait. Nous interpellons la justice de mettre un coup d’accélérateur dans ce dossier qui n’a que trop duré », a déploré Aboubacar Camara.

Reste à savoir si les journalistes feront pression sur la justice pour que le dossier puisse évoluer à leur satisfaction et qu’il serve de jurisprudence à d’autres éventuels bourreaux et fossoyeurs de la liberté de presse acquise au prix d’énormes sacrifices.

Affaire à suivre…………..

 

Aissata Barry 

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