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Mohamed Lamine Camara (USTG) : « ce n’est pas une grève que Soumah veut lancer, c’est une rébellion»

La cacophonie qui perdure au sein du syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée(SLEG) s’invite finalement dans les débats à l’intérieur du pays. Une mission conjointe  SLECG-USTG version Sy Savané et Louis M’bemba Soumah séjourne actuellement dans la région administrative de Kankan. Objectif, renouveler les antennes préfectorales du SLECG puis, sensibiliser et informer les enseignants sur les clauses de l’accord tripartite signé entre le gouvernement, les syndicats et le patronat. Jeudi, 01 février 2018, la mission a conféré avec  une centaine d’enseignants réunis dans la salle polyvalente de Hochiminh à Kankan. Lors des échanges, les conférenciers se sont largement penchés sur leur bête noire, Aboubacar Soumah en l’occurrence avec son avis de grève du 12 février prochain.

«Nous sommes venus  renouveler  nos bureaux  exécutifs préfectoraux, donner des explications autour de l’accord et pour dire que le bureau exécutif  national du SLECG sous la direction de Souleymane Sy Savané n’est pas solidaire du mouvement que Aboubacar Soumah a lancé ni de ce qu’il projette. Donc, les militants du SLECG sont appelés à ne pas répondre à cet appel de grève », a déclaré Namory Keita, secrétaire aux finances et trésorerie du bureau exécutif du SLECG.

Pour ces émissaires, cet avis de grève récemment lancé par Aboubacar Soumah n’a pas sa raison d’être, car disent-ils  lui-même, en tant  que principal meneur n’est plus un interlocuteur légal et légitime des structures syndicales en Guinée.

« Moi, je pense que ce n’est même pas une grève qu’il veut lancer, c’est une rébellion. Nous, syndicalistes, on l’a exclu du SLECG et de l’USTG et on a porté plainte contre lui pour effraction du siège du SLECG. A date, Monsieur Soumah ne peut plus parler au nom d’une structure syndicale dans notre pays pour défendre quoi que ce soit »,a renchéri Mohamed Lamine Camara, le chef de la présente mission en même temps, chargé de la formation au bureau exécutif national de l’USTG.

Aux environs de 20 h(TU), un nouveau bureau exécutif préfectoral de 17 membres dont quatre femmes  a été élu à l’issue d’un mini congrès électif auquel plusieurs enseignants n’ont pas participé. A en croire la mission, des rencontres similaires ont eu lieu à Kérouané, Siguiri et Mandiana. Prochaine et dernière étape, la préfecture de Kouroussa prévue ce vendredi, 02 février 2018.

Mamadi CISSE, correspondant régional, Mosaiqueguinee.com

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