Politique

Communales 2018 : des acteurs du processus invitent à la culture de la paix à Matoto

Depuis quelques jours, le pays est plongé dans une crise post électorale. A Conakry, des manifestations pour contester les résultats du scrutin du 4 février se multiplient, notamment dans les communes de Matam et de Dixinn.

Face à cette crise qui s’enlise, la Société civile, les acteurs politiques et de nombreux citoyens de la commune de Matoto, lancent, sans arrêt, des appels à la retenue et au renforcement des liens sociaux dans l’intérêt supérieur de la nation.

M. Aboubacar Sylla, président du Conseil communal de la société civile de Matoto,  félicite les acteurs politiques pour leur esprit de  paix tout au long de la campagne. Aussi, il encourage ses compatriotes à cultiver l’entente, la paix et l’unité nationale.

« Le vote est l’élément le plus important dans une démocratie. C’est le processus qui nous permet de choisir nos représentants. Alors, s’il arrive qu’on perde ces élections, il ne faut pas  brûler le pays à cause de nos ambitions politiques. Je félicite ces leaders politiques qui, pendant toute la campagne, ont préservé la paix dans le pays. Il faut  accepter les résultats du scrutin, à défaut de faire recours à la loi », indique-t-il.

M. Sylla soutient que les éventuels contestataires peuvent recourir à la justice afin d’être rétablis dans leurs droits. « C’est seulement devant les juridictions compétentes qu’on doit contester.  Et cela est consacré par le Code électoral, notamment à son article 114″, rappelle-t-il.

Pour sa part, le directeur de campagne de l’UFR dans la commune de Matoto, Fodé Baldé, estime que la rue n’arrange rien.

« On doit cultiver la paix pour le bien de la Guinée. J’interpelle donc la population sur ce qui suit: Certainement, nous ne sommes pas nés tous gagnants, mais nous sommes tous nés maîtres de nos voix. Après avoir exprimé sa voix dans les urnes, il faut rester chez soi, dans le calme et dans la paix. Car, la rue n’arrange rien. Si on doit contester, il faut que ça soit dans les procédures légales. Nous demandons à la Ceni de publier les résultats qui reflètent la réalité des urnes », assène-t-il.

Abondant dans le même sens, Mariam Barry, habitante de la même circonscription, affirme qu’il faut toujours privilégier l’intérêt de la Guinée à l’intérêt personnel.

« J’ai voté le 4 (février Ndlr) et j’attends les résultats. Si mon candidat est élu, je serais très  contente, mais si c’est le contraire, je m’en remettrai à Dieu. Sortir dans la rue pour gâter les biens de l’Etat ou de mon prochain n’arrange pas, raison pour laquelle il faut faire passer l’intérêt de la Guinée. La politique ne doit pas nous diviser. Bien au contraire, elle devrait nous unir dans la paix et dans la sérénité. Car, personne n’a consenti de sacrifice pour être né là », soutient Mme Barry.

APAC GUINEE

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