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Ansoumane Kalissa de Dabouta (Boké) : «Grâce au Crédit rural de Guinée, je suis devenu indépendant et autonome» (Publireportage)

Ansoumane Kalissa de Dabouta

A 55 ans, marié à deux femmes et père de 15 enfants, Ansoumane Kalissa réside au quartier Baralandé, dans le secteur Dabouta  de la commune urbaine de Boké. Ce vendredi 16 février 2018, ce client du Crédit Rural de Guinée savoure son indépendance acquise grâce au prêt dont il a bénéficié il y a 3 ans.

«Le Crédit Rural de Guinée (CRG) a changé ma vie. Il m’a permis de devenir autonome et indépendant. Cela a changé ma vie », affirme-t-il d’un ton posé. Ansoumane revient de loin : de ses périodes de galère, il n’a conservé que ce visage émacié marqué par l’expérience et la souffrance des mauvais jours. Aujourd’hui, l’homme tient sa propre fabrique de briques en terre battue, parallèlement aux 30 hectares de sa plantation d’anacardiers qui lui assure des revenus plus que confortables. Cette situation lui donne grande liberté d’action dans ses activités.

«J’ai commencé à prendre du crédit ici en 2015. Mais avant que je n’opte pour cette solution j’avais énormément souffert avec les acheteurs de briques et d’acajou. D’une part, je fabriquais des briques pour les revendre aux constructeurs, mais je n’avais pas les moyens de réunir tous le matériel destiné à fabriquer mes briques et les revendre à un prix rentable », explique l’entrepreneur.

Ansoumane se souvient de ses périodes de vaches maigres, avec une pointe d’ironie. « Certains patrons venaient me donner le matériel à leurs frais et moi je fais les briques. Mais quand je finissais, je n’étais pas en mesure de fixer le prix de la brique. Le patron pouvait me payer même 400 ou 500 GNF l’unité et parfois, je n’avais même pas les moyens de payer mes apprentis, à plus forte raison assurer la dépense quotidienne », se rappelle-t-il.

« Accablé par la pauvreté, j’étais obligé de prendre de l’argent avec les acheteurs d’acajou plusieurs mois avant la période de récolte pour subvenir aux besoins de la famille. Mais là aussi, ils nous donnaient l’argent à condition que nous leur revendions le kilogramme d’acajou à 5.000 GNF, soit trois fois moins que le prix normal ! J’étais coincé par les dettes : parfois même on me menaçait même de m’envoyer en prison », raconte Ansoumane.

Dans sa souffrance, son salut est venu sur l’initiative d’un de ses amis qui l’a orienté vers le CRG.

« Le premier crédit qu’on m’a accordé était d’une valeur de 6 millions GNF. C’est ce montant qui m’a permis d’acheter tout le matériel qu’il faut pour ma fabrique : moules, houes, brouettes, pelles, etc. Depuis lors, j’ai recruté mes propres employés et je revends mes briques au prix qui m’arrange », poursuit-il.

Ansoumane a élaboré un système qui lui permet de recruter des journaliers payés à 16000 GNF le lot de 100 briques. Sa production est revendue à 1000 GNF l’unité aux propriétaires, maçons ou ingénieurs de chantiers.

Les prêts contractés auprès du CRG lui ont également permis d’aménager et d’étendre ses plantations d’anacardiers, ce qui représente pour lui une satisfaction supplémentaire. « A vrai dire, je vis très et je suis complètement libéré depuis que j’ai commencé à solliciter les services du CRG », conclut Ansoumane.

La Caisse du CRG à Boké est l’une des plus dynamiques du réseau national ; de nombreuses opportunités sont offertes dans cette localité minière où les poches de pauvreté subsistent encore en dépit de l’énorme potentiel agricole dont devraient profiter les résidents.

Issa Mansaré, le gestionnaire  de la caisse du CRG à Boké, se dit très satisfait de la colloboration avec le client Ansoumane et l’institution financière. D’autres clients y sont également présents, ce qui continue d’étoffer le portefeuille des adhérents. « Plusieurs commerçants, agriculteurs et groupements passent par nous pour réaliser leurs différents projets », confirme-t-il.

Il est vrai que les statistiques parlent d’elles-mêmes, contribuant à améliorer nettement les conditions de vie de ces populations rurales. En 2014, le volume d’octroi de crédit était de 900 millions GNF ; en 2015 ce chiffre est passé à 1,6 milliard GNF et en 2016 2,3 milliards GNF.

«Nous avons fait 2,8 milliards en 2017 et l’objectif pour 2018 pour la Caisse de Boké est d’atteindre au moins 3 milliards GNF», précise Mansaré. Ainsi, le CRG semble avoir de beaux jours devant lui dans cette localité mondialement connue pour ses réserves minières et la qualité de sa bauxite.

Mamadou Diallo

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