Actualités

Orientations dans les universités privées: « si c’est moi qui décide, l’année dernière, il n’y a pas eu d’étudiants dans les universités et il n’y en aura plus », dixit Bano Barry

Ce mardi, 27 mars, Dr Bano Barry, sociologue, a animé une conférence de presse à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, axée sur l’éducation guinéenne.

Au cours  de cette conférence, Dr Amadou Bano Barry  a fait des révélations sur l’éducation guinéenne en générale.

D’entrée de jeu, ce professeur d’université à tout d’abord expliqué durant quelques heures  les problèmes qui minent le système éducatif guinéen.

« J’ai honte de vivre dans un pays avec un système éducatif dans lequel il n’y a pas de qualité et  aussi quand j’entends l’étudiant guinéen s’exprimer en français, je me dis directement qu’il a été victime des élites de ce pays qui se tapent la main et laissent sa qualité se détruire. Quand on dit que l’école guinéenne est malade, les gens pensent que c’est une déclaration politique et en réalité quand on compare ces données aux autres pays, on trouvera que c’est la vérité. c’est pourquoi je sollicite que les enseignants du primaire, secondaire et de l’université soient formés,  car le  plus gros problème que nous avons en Guinée, c’est la qualification des enseignants surtout dans la langue française », a proposé Bano Barry

Plus loin, il a aussi abordé le cas des orientations dans les universités privées  Là, il a fait une comparaison entre les orientations au privé et au public.

« Je n’ai jamais demandé  à ce que les universités privées soient fermées et si c’est moi qui décide, l’année dernière, il n’y a pas eu d’étudiants dans les universités et il n’y en aura plus. Entre 2008 et 2018, les universités privées au nombre  de 40 ont coûté à l’Etat guinéen, Mille sept cent milliards de francs guinéens pour scolariser 21% d’étudiants et cela aussi est partagé entre cinq universités créées par des fonctionnaires de l’Etat et une d’entre elle se tape 35% et les publiques au nombre de 17 ont coûté, elles, Mille trois cent milliards avec un pourcentage de 79%. Cela veut dire que les étudiants privés coûtent plus cher », a déclaré le sociologue

Cette conférence axée sur le parcours scolaire,  conditions d’études, de vie de travail des étudiants guinéens est une initiative  des étudiants de la 9ème promotion du département sociologie  de l’Université de Sonfonia.

Aissata Barry

Commentaires

commentaires

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

*

To Top