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Rencontre Alpha-Cellou : on s’en serait bien passée si justement l’entente de 2016, avait été respectée (Billet)

Ce fut une rencontre dont on se serait bien passé, du moins dont on aurait fait l’économie, et ainsi consacrer toute énergie et tout l’apparat diplomatico-étatique, déployés à son organisation à autre chose de plus utile. Pourquoi ?

Parce qu’à la fin, hormis l’équation du différend électoral né des récentes élections communales, à laquelle il faut trouver une solution, cette retrouvaille entre nos deux bien-aimées prises d’otage de la vie politique actuelle de la Guinée, le professeur des élèves et le chef des opposés à son régime, n’a été qu’une parade politique dont on a enfumé le peuple, finalement dindon d’une grosse farce dont ils (Alpha et Cellou), sont metteurs en scène.

En réalité, en deux mots comme en mille, rien de nouveau n’a été servi au peuple martyr de Guinée au terme de cette fameuse rencontre ; ce fut en tout et pour tout, pour dépoussiérer un vieil accord qui, depuis près de deux ans qu’il a été conclu, souffre d’un terrible défaut d’application.

En réalité, tout est dans cet accord du 12 octobre 2016, en réalité ce qui nous a été servi, c’est l’irresponsabilité de nos dirigeants et de notre classe politique.

Sinon quoi d’autres ? Que ce soit l’adoption d’une nouvelle loi sur la CENI, l’identification et la poursuite contre les auteurs des violences politiques et leur cortège de victimes humaines et de dégâts matériels, ou encore l’audit et l’assainissement du fichier électoral, tout est redites.

Justement, c’est parce que ces points, ces engagements contenus dans cet accord, n’ont jamais été appliqués, qu’on se retrouve à nouveau à recoller les morceaux.

Même le différend électoral portant sur 12 circonscriptions sur 342, on s’en serait bien passé, si et si seulement si cette entente d’il y a deux ans, avait été respectée, exécutée.

En définitive, c’est le pauvre comité de suivi qui aura servi d’agneau de sacrifice, puisqu’à la fin, c’est à lui qu’on refile une pate chaude qu’il aurait bien pu piler il y a longtemps, si on lui avait laissé la main.

Dommage pour notre pays !

Aboubacar Diallo

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