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Urgent : vers la fermeture de l’usine Copoel Huilerie Sincery de Dabola

Située dans la préfecture de Dabola, l’usine de production d’huile d’arachide communément appelée huilerie de Dabola, est depuis maintenant 3 ans confrontée à une crise économique qui risque de fermer dans les jours à venir si rien n’est fait.

C’est du moins l’information qui nous a été donnée par Boubacar Diallo, porte-parole des employés de ladite usine.

Il a été contacté dans la matinée de ce mercredi, 09 mai 2018 par un reporter de  Mosaiqueguinee.com.

Selon lui, l’usine était bien gérée et tout allait bien, jusqu’au moment où le Chef de l’État, le professeur Alpha Condé y a effectué une visite et a  signé un accord mixte entre son gouvernement et les responsables de  la société COPEOL. Un accord que lui et son gouvernement ont du mal à honorer depuis sa signature en 2015.

« En 2015, le Président de la République est venu rendre visite au responsable de notre usine. Après plusieurs heures d’entretien avec les responsables et les employés, il a lui-même dit pour pérenniser les actions de l’usine et augmenter la production d’huile, qu’il est important que l’Etat signe un accord mixte avec la société COPEOL pour leur venir en aide. Dans cet accord signé, l’Etat devait accomplir 50% et la société COPEOL, les 50%. Depuis ce temps, l’Etat n’a rien fait. C’est la société qui finance les paysans qui cultivent l’arachide en leur donnant de l’argent pour l’achat des intrants. Les jours où il n’y a pas de courant, c’est cette même société qui paie le carburant. Maintenant comme la société a tout fait pour que  l’Etat accomplisse ses 50% et il n’a pas fait, ce matin, le directeur nous a appelé pour nous annoncer que dans les jours qui suivent, ils vont démonter leurs matériels et rentrer», a-t-il expliqué.

Conscient du manque d’emplois auquel est confrontée la préfecture de Dabola, une préfecture qui ne repose que sur la culture d’arachide, Boubacar Diallo invite l’Etat à respecter sa part de  contrat afin de leur éviter de plonger à nouveau dans le  chômage.

«Il n’y aucun autre secteur d’emplois à Dabola. Nous demandons à l’Etat de nous venir en aide. Si cette usine ferme où est ce que nous, nous allons travailler pour nourrir nos familles ? Le chef de l’État dit chaque jour à la télé qu’il veut le développement agro-industriel. Pendant ce temps, il a du mal à accomplir juste 50% envers une société qui emploie plus de 100 jeunes à Dabola. Encore une fois, que l’Etat nous vienne en aide, en négociant le plus vite que possible avec la société COPEOL pour ne pas qu’elle ferme», a plaidé Boubacar Diallo, porte-parole des employés de l’usine de production d’huile d’arachide de Dabola.

Bouka Barry

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