Politique

Assemblée nationale léthargique : Vers une crise institutionnelle ?

Commence à tarauder sérieusement les esprits. A en juger par de menaces qui pèsent sur la prochaine session, celle dite des lois de la nouvelle assemblée nationale.
Les récentes déclarations du chef de file de l’opposition guinéenne, El Hadj Cellou Dalein Diallo, lequel affirmait au détour d’un meeting à Mamou, que si l’assemblée ne marchait pas, le recours serait la rue, ces propos ne sont guère étrangers à un contexte politique où le malaise au sein de la classe politique est diffus, mais réel. D’autres déclarations venant d’autres poids lourds de l’opposition sont venus corroborer cet état de fait.

Figurez-vous que nos honorables députés depuis que l’assemblée a été officiellement installée le 13 janvier 2014, ne sont pas payés, pire, le gouvernement semble ne pas inscrire dans ses priorités la question du budget du nouveau parlement. Sans oublier que nos députés sont installés dans des conditions extrêmes.
Face à cette situation, le malaise commence à grandir dans les rangs des députés, lesquels y voient une volonté de l’exécutif d’étouffer le parlement. Aussi bien dans les rangs des députés de l’opposition que de la mouvance, on évoque déjà l’éventualité d’un boycott de la session des lois, censée démarrer le 05 Avril prochain.
On apprend même qu’au sein du groupe parlementaire des républicains de Sidiya Touré, on évoquerait l’idée d’un retrait pur et simple d’une assemblée nationale qui n’est en réalité qu’une coquille vide pour le moment.
Aboubakri.

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