Politique

Mines : La Guinée vers une mutualisation des infrastructures ferroviaires et portuaires des sociétés de la place

La mutualisation des infrastructures ferroviaires et portuaires des sociétés minières était à l’ordre du jour d’un atelier de restitution organisé par la Banque Mondiale en collaboration avec le gouvernement guinéen ce vendredi dans un complexe hôtelier de la place.   

Il y a 18 mois que le gouvernement guinéen sollicitait l’appui de la BM pour l’élaboration d’un schéma directeur des infrastructures liées aux mines. Ceci pour promouvoir le développement harmonieux des ressources minières du pays devant booster  l’économie au bénéfice de toutes les communes et des populations et de capitaliser les synergies entre les différents projets d’investissement dans le secteur. 

 

Selon Cheick Fatam           ady Kéïta, représentant de la BM en Guinée, le consortium NODALIS/SETEC/MTBS chargé de la réalisation de cette importante étude a fait un travail remarquable, fruit d’une démarche inclusive et remarquable mais aussi d’un esprit d’ouverture et de participation sans précèdent de tous les acteurs du secteur. 

Pour lui, cette étude se divise en 3 éléments essentiels dont l’étude physique exhaustive pour l’identification des projets opérationnels ou annoncés ; Une étude en profondeur sur la pertinence économique de la mutualisation des infrastructures et une analyse suivie des propositions sur l’amélioration du cadre institutionnel afin de rendre plus favorable au développement, à l’encadrement et à la mutualisation. 

« Ce schéma directeur des infrastructures liées aux mines est le fruit d’un an de travail technique, de terrain, de rencontre et d’échanges souvent bonifié de formation. Il se dégage un consensus sur le fait que la rationalisation et le partage des infrastructures de transport liées aux mines sont coordonnés de synergie et de volonté politique. Il bénéficie à la fois aux entreprises qu’à la collectivité et il permet d’optimiser l’aménagement du territoire et l’intégration des projets dans un contexte économique spatiale et sociale adéquat tout en minimisant les impacts environnementaux et sociaux des projets miniers », souligne le cadre de la banque mondiale qui a d’ailleurs financé ce projet. 

Sur la question de savoir ce qui a motivé cette étude, il a tenu à préciser que les entreprises de l’économie réelle ont besoin de garantie à l’accès aux réseaux ferroviaires et aux infrastructures portuaires. Ainsi dit-il, qu’elles ont besoin d’une lisibilité sur les droits d’accès, les principes d’utilisation des tarifications qu’elles doivent intégrer dans leurs stratégies de développement. 

Il met ensuite un accent particulier sur la mise en place d’un organe de régulation capable de répondre à ces demandes qui est selon lui, une impérieuse nécessité. 

La Banque Mondiale a à travers son porte parole notifier son engagement à appuyer le gouvernement guinéen pour parachever ces travaux, notamment dans l’appui conseil pour aider le gouvernement à finaliser les engagements industriels dans la réalisation entre autres du corridor Nord-Est en vue du développement des capacités et la rationalisation des outils de transport ; l’assistance technique à la mise en place d’un cadre institutionnelle et règlementaire ferroviaire et portuaire garantissant l’accès et la transparence des règles d’utilisation qu’elle est prête à apporter  et l’accompagnement du  gouvernement dans la mise en place des structures publiques capable de garantir pour le compte de l’Etat la gestion de ses actifs, leur maintenance et leur pérennité par les partenaires industriels. 

Quant au ministre d’Etat des mines et de la géologie, Kerfala Yansané, il fait comprendre que la Guinée dispose de plusieurs sortes de minerais exploités par différents acteurs, d’où la nécessité selon le ministre de coordination, d’harmonisation surtout dans le domaine des transports. « Parce que les mines ne se développement sans transport et la question est de savoir comment acheminer les productions des différentes sociétés vers les zones d’exportation », explique le patron du département des mines. 

Selon le cabinet précise t-il, le transport doit se faire par voie ferrée et qu’il faut que tout le monde travaille ensemble, d’où le problème de la mutualisation au niveau des ports qui est nécessite le travail collégial des sociétés minières de la place. 

Mamadou Oury Bah

 

Commentaires

commentaires

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

To Top