Politique

Grève des élèves : « Il n’est pas question pour nous de revenir sur une décision », réagit le ministre de l’éducation Ibrahima Kourouma.

De retour à Dakar dans la capitale sénégalaise où il a pris part à la réunion de la CONFEMEN la confédération des ministres de l’éducation nationale axé sur le thème une éducation inclusive pour tous, le ministre guinéen de l’éducation a tenu un point de presse ce vendredi pour réagir aux récentes manifestations des élèves contre sa décision
de remplacer plusieurs encadreurs dans des établissements d’enseignement publics dans la capitale Conakry. Sur la question Dr Ibrahima Kourouma reste ferme << Il n’est pas question pour nous de revenir sur une décision qui a été prise et qui naturellement est un droit >> a-t-il persisté.

 

N’advienne que pourra, le ministre de l’éducation estime qu’un élève ne doit pas être intéressé par une décision administrative. Pour lui la réforme qu’il tente d’insuffler au système éducatif guinéen ne rencontrera aucun obstacle. Le mercredi 19 mars, les rues de Conakry ont été investies par les élèves du lycée Léopold sédar Senghor dans la commune de Matoto qui protestaient contre la substitution de leur proviseur Sekou Camara. Quelques heures plus tard le mouvement a été suivi par les élèves du
collège Sangoyah. Le lendemain, les manifs pour les mêmes causes ont été entendu au collège kipé dans la commune de Ratoma. Les élèves ont pris d’assaut les rues empêchant la circulation pendant une vingtaine de minutes. Certains d’entre eux ont été arrêtés puis relâchés par les agents de la police.

 « Il faut que les gens apprennent à faire la mue, personne n’est abonné à un poste », a-t-il souligné. Sur la question, nombreux sont des enseignants qui sont unanimes. Sauf
que tous déplorent le fait que cette décision est tombée au moment où les élèves s’apprêtent à aller aux examens nationaux. La note administrative a été engagée, le ministère de l’éducation va poursuivre sa restructuration. Au total 26 inspections ont été
affectées dans les établissements publics en vue de s’assurer du niveau d’avancement des cours et aussi relever les insuffisances à corriger dans l’enseignement au niveau de ces établissements. Une stratégie qui s’étendra à travers tout le pays.

Mohamed Damaro CAMARA

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