Politique

Situation alarmante à Diécké : plusieurs manifestantes seraient blessées par des forces de l’ordre ce samedi matin

Nous vous disions depuis hier que des femmes des villages riverains de la sous- préfecture de Diécké, préfecture de Yomou manifestaient leur colère depuis hier contre la société guinéenne de palmiers à huile et d’hévéa (SOGUIPAH). Les femmes qui ont passées la nuit dans l’enceinte de la direction de ladite société auraient été réprimées par une brigade d’antigang et de gendarmes que le préfet de Yomou auraient spécialement envoyé. 

 

Contacté par notre rédaction, Michel Sanomi, un des représentants des jeunes de la localité précise qu’il y a eu une manifestation sanglante orchestrée selon par le préfet de Yomou. « Le préfet de Yomou et ses hommes en tenue ont passé la nuit à l’hôtel Diécké. C’est là qu’il a reçu 20 millions de nos francs des mains de la directrice de la Soguipah pour disperser les femmes manifestantes. Très tôt, les gendarmes et antigang sous les ordres du préfet ont fait irruption dans la foule et ont commencer d’abord par jeter du gaz lacrymogène. Ensuite, ils ont tiré à balles réelles et plusieurs femmes ont été blessées », a-t-il dit.

 Il précise que plusieurs jeunes qui sont parti récupérer leurs parents après la répression ont été arrêtés et leurs motos pour la plupart ont été saisies par les agents des forces de l’ordre commandés par le préfet. 

En outre le jeune Sonomi note que tous les citoyens de la localité sont terrés actuellement et ils vivent une situation de panique générale. « Tous les villages se sont informés de la gravité de la situation. Et les communautés n’entendent pas se laisser faire maintenant et il faut craindre le pire de ce qui s’est passé à Zogota. Parce qu’il y a une forte chance que les communautés ripostent à cette sanglante et sauvage répression », s’inquiète le jeune. 

Malgré les multiples appels le préfet de Yomou n’a pas voulu décrocher notre téléphone pour enfin avoir sa version des faits. 

Aux dernières nouvelles, tous les villages sont sortis pour tenter de faire une réplique et le jeune Sonomi s’inquiète de la dangerosité de la situation. « Toutes les communautés de tous les villages environnants sont dans la ville de Diécké actuellement. Le préfet a détruit les instruments traditionnels des femmes et il veut organiser une rencontre toute à l’heure à la maison des jeunes. Mais vu le grand nombre des citoyens qui veulent se rendre justice, je me demande comment faire pour éviter un bain de sang », affirme t-il. 

Mamadou Oury Bah  

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