Politique

Université de Foulaya : ‘’Nos sœurs se livrent à la prostitution pour joindre les deux bouts’’ a dit Saa KAMANO

L’université de Foulaya est située dans la région administrative de Kindia. Les cours sont bien dispensés témoignent les étudiants. Mais les conditions d’étude sont extrêmement difficiles. A en croire nos sources, outre le transport, les logements et les problèmes de nourritures, les apprenants sont soumis à l’achat des brochures et surtout la prostitution au niveau des étudiantes.
 
Sékou Conté vient de Conakry. Il fait la licence3 Sociologie de concentration du développement communautaire. Il explique que les 90 % du programme est dispensé. Au cours de l’année, poursuit –il, en plus des professeurs locaux, des maitres de conférences venus d’ailleurs ont donné des cours. Le trafique de notes, il n’en connait pas : « Un tableau d’honneur est disponible où tous les professeurs affichent les notes à l’intension des étudiants. Ceux qui sont cessionnaires ont eu une chance de se préparer pour lever la cession ».
 
Ramatoullaye Diallo étudiante à la faculté soutient le contraire : « Si, un Prof a besoin de toi, il est capable de te créer des problèmes si tu ne n’accepte pas ses avances. Ce qui fait que les 90% des filles sont obligées de se plier aux chantages même si elles n’aiment pas le professeur». Il y a une possibilité pour ces filles de porter plainte. Pour tant elles ne le font pas jamais au risque de courir la colère des enseignants : «  tu peux te plaindre à la Direction, mais ça va se retourner contre toi et c’est toi qui paie le prix fort» se résigne Rama.
 
La direction est accusée d’être à l’origine de la disparition des bourses à des étudiants. Ramatoullaye en a été victime : « J’étais malade. J’ai prévenu mon doyen. Après mon retour, je l’ai demandé, je n’ai pas obtenu gain de cause. J’ai posé le problème au niveau du Directeur il m’a dit qu’il ne peut rien. J’ai laissé tomber. A la prochaine paie, ils m’ont tendu un papier vierge de peur que je ne découvre celui qui a signé à ma place. C’est comme ça ici » s’indigne t-elle.
 
Dans les quartiers, les logements coûtent les yeux se plaignent les étudiants. Sékou Conté partage une chambre avec trois amis. Ils décident de vivre ensemble. Ils cotisent pour payer les frais de la location, ils préparent pour eux-mêmes. Saa Ibrahima Kamano lui, vient de la région forestière. Pour joindre les deux bouts, il est obligé de dispenser des cours dans les établissements de la place et certaines étudiantes dit-il, ‘’ se livrent à la prostitution pour subvenir à leur besoin. C’est comme ça que nous vivons ici’’
 
Souvent, la paie retarde de deux  à trois mois dénoncent les étudiants. Ce qui  conduit  à certains de dévier sur le bon chemin et choisir les raccourcis. La bibliothèque reste formelle. Pour mener à bien les recherches, explique Saa Kamano, il faut se rendre à l’Université Général  Lansana Conté de Sonfonia. Or le problème de transport se pose se lamente cet étudiant en relation internationale. 
 
Mamadou Sadio Baldé   

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