Politique

Kindia : Beaucoup de motos, beaucoup d’accidents

Les motos constituent un moyen de transport le plus utilisé à Kindia. Les accidents sont fréquents. C’est la troisième source d’hospitalisation et de mortalité dans la préfecture estime le Directeur Général de l’ôpital Alpha Oumar Diallo.
 
Ibrahima Sory Soumah élève en 10ieme année roule sur une moto neuve. Après les cours dit-il, il se lance dans le transport pour être à l’abri du besoin : « je gagne parfois 60 000 francs guinéens. Cette somme me permet de satisfaire mes besoins sans tendre la main à mes parents ». Ce jeune roule sans casque et il n’est pas inscrit dans le syndicat. 
 
Les accidents de circulation de circulation se produisent à tout moment déclare Docteur Bakary Condé Directeur Général. La position géographique de Kindia à elle seule favorise les accidents de circulation : « Kindia est une zone accident-ozène. Kindia est à la croisée des chemins ».
 
L’hôpital de Kindia ne dispose pas de service de traumatologie. Pourtant les accidents qui se produisent sont aussi variés que graves : « Les poly traumatismes  dus aux accidents de la voie publique viennent souvent    en 3ieme ou 4ieme position.  Le paludisme, les salmonelloses, les infections respiratoires aigues surtout chez les enfants sont la cause de mortalité et de l’hospitalisation». Il arrive que l’hôpital évacue les patients sur Conakry affirme le Docteur Condé : « Nous recevons des cas de traumatisme crâniens avec de pertes de connaissances initiales et nous n’avons pas un service de traumatologie ici. Donc si, c’est des cas très sérieux, on est obligé de les référer sur Conakry ». 
Nous sortons à peine du bureau du Directeur Général, trois jeunes sont déposés à l’urgence. Le premier est blessé sur la jambe et du genou  gauche. Et la suture est déjà faite.  Il était 20 heures. Le second blessé est sur le lit. Il attend les infirmières. Sa tête saigne encore.  Il dit avoir croisé une vache sur son passage. Il a perdu l’équilibre. Son premier accident explique t-il, son pied droit était fracturé à deux niveaux. Le troisième blessé ne peut pas répondre à nos questions.
 
Quand un patient est acheminé explique Fatoumata Cissé, son équipe s’occupe des soins primaires : «  On fait les soins. Après on fait l’enregistrement puis, on prescrit l’ordonnance et nous  montrons aux parents du patient la pharmacie » Les types de blessures recus sont : « les traumas crâniens, les égratignures fermées et ouvertes, on reçoit encore les plaies superficielles ».
Faut-il signalé que ce reportage est réalisé dans les environs de 20 heures. Nos interlocuteurs  n’avaient  pas les statistiques des accidents de motos sous la main.
 
Mamadou Sadio Baldé

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