Politique

26 mars 1984-26 mars 2014 : La Guinée se souvient d’Ahmed Sékou Touré.

Cela fait trente ans jour pour jour que le premier président de la Guinée indépendante, le président Ahmed Sékou Touré, disparaissait des suites d’une opération dans une clinique de Cleveland, au pays de l’Oncle Sam.
A cette occasion, les guinéens se souviennent du père de leur nation, feu président Ahmed Sékou Touré, le Grand Syli, lequel régna sans partage sur la Guinée de 1958 à 1984.
Ils retiennent de l’homme son combat acharné à la faveur des mouvements de libération du continent et de son pays plus particulièrement, Sékou Touré a en effet été l’un de ceux qui ont été à l’avant-garde du combat pour libérer son pays, la Guinée du joug de la colonisation française.
Son rôle fût primordial dans l’acquisition de l’indépendance de la Guinée le 02 Octobre 1958. Quatre jours plutôt, alors que le président français De Gaulle faisait escale à Conakry pour promouvoir et faire adhérer les colonies de la métropole au concept de communauté franco-africaine, Sékou Touré prononçant un discours resté gravé dans les annales de l’histoire, lancera sans coup férir : « Nous préférons la liberté dans la dignité à l’opulence dans l’esclavage ».

Une phrase restée en travers de la gorge de De Gaule jusqu’à sa mort.
La suite, on la connait, grisé par le succès de sa révolution, Sékou Touré du moins son régime se livrera à des excès de tout genre : arrestations arbitraires, exécutions sommaires, détentions dans des conditions ignobles, inhumaines et dégradantes, pendaisons publiques.
La pendaison en 1971 de plusieurs cadres et hauts gradés de l’armée aux pieds du pont baptisé pont 08 Novembre, reste vivace dans les mémoires collectives. Les victimes continuent de réclamer justice.
Nonobstant, le grand Syli aura fait rayonner l’image de la Guinée en Afrique et dans le monde. L’armée guinéenne pour sa part, considérée comme l’une des armées les plus redoutables du continent, participe aux côtés d’autres armées, aux mouvements de libération de plusieurs pays en Afrique.
De son héritage politique, peu de personnes s’en réclament de nos jours en dehors d’anciens dignitaires du parti qu’il fonda, le PDG-RDA et de quelques nostalgiques de son ère.
En ce 26 mars, il est prévu une lecture de Saint Coran suivie d’une prière, puis d’une visite au Mausolée de feu Sékou Touré, tout ça à la mosquée Fayçal, puis un diner dans la famille en soirée.
Repose continûment en repos Grand Syli, Amen !
Aboubakri.

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